Financement

Le succès du crowdfunding incite le gouvernement à faire évoluer les règles

Emmanuel Macron à l'Assemblée nationale

Le succès du crowdfunding incite le gouvernement à faire évoluer les règles

A l'occasion des Assises du financement participatif, le ministre de l'Economie, de l'Industrie et du Numérique, Emmanuel Macron, a annoncé quelques mesures pour faciliter cette nouvelle forme d'épargne et d'investissement.

Par Vincy Thomas,
Créé le 31.03.2016 à 18h35,
Mis à jour le 31.03.2016 à 19h00

Le financement participatif s'installe de plus en plus dans le paysage économique français comme une voie alternative aux aides et aux prêts pour des projets, associations ou entreprises, compensant ainsi la frilosité grandissante des banques traditionnelles. De nombreuses librairies, mais aussi des auteurs, font appel au "crowdfunding" pour sauver leur trésorerie ou lancer de nouveaux produits.

Entre 2014 et 2015, selon l'association Financement participatif France, le montant des fonds levés par ce moyen a doublé, passant de 152M€ à 296,8M€. Emmanuel Macron, ministre de l'Economie, de l'Industrie et du Numérique, a annoncé le 29 mars une série de mesures destinées à soutenir le "crowdfunding". Les seuils des prêts avec intérêts seraient ainsi relevés de 1 000 à 2 000 euros et ceux sans intérêts de 4 000 à 5 000 euros. 

Pour le financement de capital, outre un assouplissement de la réglementation, le gouvernement envisage de relever le plafond de 1 à 2,5 millions d'euros. Enfin, le ministre souhaiterait créer des mini-bons de caisses permettant à des personnes morales, comme les SARL, de prêter de l'argent à d'autres entreprises.

En 2015, les dons ont représenté 50,2 millions d'euros, autant que les investissements. Une grande partie du financement participatif est dévolu aux prêts (196,3M€). Au total, 2,3 millions de personnes physiques et morales ont soutenu un projet sur une plateforme de crowdfunding française. En moyenne, elles laissent 60€ pour un don.

Commentaires (1)

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alexandre

il y a 4 ans à 17 h 16

Pour moi, ce succès est un feu de paille, et cela n'est pas amené à perdurer, je m'explique en prenant en compte mon expérience personnelle. A leurs débuts, les plates-formes de crowfunding nous promettaient au minimum du 4% nets d'impôts en tablant sur des défauts de paiement proches de 2%. Qu'en est-il aujourd'hui ? beaucoup d'épargnants s'en mordent les doigts, moi le premier, sans rentrer dans des querelles de chiffres. Ces épargnants sont allés sur ce type de placement par défaut et par curiosité. Croyez-vous sincèrement que les français, déjà allergiques au risque, se ruent sur ce type de placement à l'avenir ? pour moi, c'est de moins en moins probable, même avec les déductions fiscales prévues...Premier inconvénient, et il est de taille, cela n'est pas rentable pour le prêteur, mais les plus téméraires ne le découvriront qu'au long terme. Autre inconvénient majeur à investir sur ces plates-formes : votre argent ne sommeille pas sur un compte visible de votre banquier (contrairement au PEA par exemple) mais sur un porte monnaie électronique de la plate-forme...Et contrairement au PEA, vous ne pouvez pas décider de tout retirer d'un seul coup, étant pieds et poings liés aux échéances du prêt accordé... Nous reparlerons sans aucun doute du crowdfunding, dans quelques années, j'en suis sûr, lorsque les associations d'épargnants et de défense du consommateur s'empareront du sujet à juste titre.


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