Les écrivaines francophones se réunissent en Parlement | Livres Hebdo

Par Léopoldine Leblanc, le 21.09.2018 à 10h24 (mis à jour le 24.09.2018 à 11h15) Manifestation

Les écrivaines francophones se réunissent en Parlement

Fawzia Zouari, Leïla Slimani et Sedef Ecer présentent le futur Parlement des écrivaines francophones à l’OIF (Paris).

Pilotée par les auteures Fawzia Zouari, Leïla Slimani et Sedef Ecer, la première session du Parlement des écrivaines francophones se déroulera à Orléans du 26 au 28 septembre, regroupant plus de 70 écrivaines de 27 pays.

Plus de 70 écrivaines de 27 pays ont répondu avec enthousiasme au projet porté par les auteures Fawzia Zouari, Leïla Slimani et Sedef Ecer. Accueillie par la ville d’Orléans et soutenue par l’Organisation internationale de la Francophonie, la première session du Parlement des écrivaines francophones se déroulera du 26 au 28 septembre.
 
Les objectifs d’un tel rassemblement sont multiples. S’il s’agit d’abord de rendre distinctes les voix des femmes écrivaines, l’idée première est bien de renforcer les liens entre celles dont la reconnaissance est affirmée, et celles dont elle reste à assurer. C’est ce qu’espèrent les organisatrices, prévoyant notamment un parrainage entre les auteures confirmées et celles dont la carrière s’entame. "Pour beaucoup de femmes, l’idée de devenir écrivain est encore inconvenante", constate l’écrivaine franco-marocaine Leïla Slimani à l’initiative de l’idée.

"Les temps sont durs pour les femmes, notamment dans les pays du sud", poursuit Fawzia Zouari. Le Parlement sera "une arme de construction massive pour briser les silences", déclare Michaëlle Jean, secrétaire générale de la Francophonie, défendant la même vision de sororité. 

Librairies et médiathèque dans le circuit

Les trois jours de rencontres se dérouleront selon un modèle de réunion parlementaire avec une session d’ouverture au sein du conseil municipal de la mairie d’Orléans le mercredi, suivi d’une journée de réflexion en commissions à la médiathèque et dans les librairies Les Temps modernes et Chantelivre le jeudi. Le vendredi, la session plénière sera l’occasion de rendre les rapports des commissions autour des questions liées à l’éducation, les migrations, la langue française ou encore du corps des femmes.

Le rendez-vous a vocation a se pérenniser dans la ville d’Orléans, et à intervenir possiblement au Maroc ou en Tunisie dans les années à venir, selon les organisatrices.
 

Les 72 écrivaines participantes :

Marie-Rose Abomo-Maurin (Cameroun), Maram al-Masri (Syrie), Mariejosé Alie (France, Martinique),  Ysiaka Anam (Togo), Dalila Azzi (Algérie-Espagne), Safiatou Ba (Mali), Linda Maria Baros (Roumanie), Emna Belhaj Yahia (Tunisie), Nassira Belloula (Algérie-Québec), Maïssa Bey (Algérie), Lila Benzaza (Algérie), Lamia Berrada-Berca (Maroc), Sophie Bessis (Tunisie), Tanella Boni (Côte d’Ivoire), Hemley Boum (Cameroun), Dora Carpenter (Tunisie), Nadia Chafik (Maroc), Chahla Chafiq (Inde), Sonia Chamkhi (Tunisie), Miniya Chatterji (Inde), Aya Cissoko (Mali), Céline Curiol (France), Catherine Cusset (France), Geneviève Damas (Belgique), Zakya Daoud (Maroc), Bettina de Cosnac (Allemagne), Ananda Devi (Île Maurice), Nafissatou Dia Diouf (Sénégal), Eva Doumbia (Etats-Unis, Louisiane), Suzanne Dracius (France, Martinique), Alicia Dujovne Ortiz (Argentine), Sedef Ecer (Turquie), Charline Effah (Gabon), Fatim Labib (France), Lise Gauvin (Québec), Laurence Gavron (Sénégal), Khadi Hane (Sénégal), Flore Hazoumé (Côte d’Ivoire), Monique Ilboudo (Burkina-Faso), Françoise James Ousénie (France, Guyane), Aminata Johnson (Bénin-Togo), Fabienne Kanor (France), Fatou Keïta (Côte d’Ivoire), Fatoumata Keïta (Mali), Liliana Lazar (Roumanie), Sylvie Le Clech (France), Catherine Le Pelletier (France, Guyane), Tchisséka Lobelt (France, Guyane), Kim Thúy (Canada, Québec-Vietnam), Kettly Mars (Haïti), Marie-Sœurette Mathieu (Haïti), Amina Mekahli (Algérie), Danielle Michel-Chich (France), Madeleine Monette (Canada, Québec), Hala Moughanie (Liban), Cécile Oumhani (Tunisie), Emeline Pierre (France, Guadeloupe), Gisèle Pineau (France, Guadeloupe), Emmelie Prophète (Haïti), Michèle Rakotoson (Madagascar), Edith Serotte (France, Guyane), Shumona Sinha (Inde), Leïla Slimani (Maroc), Aminata Sow Fall (Sénégal), Véronique Tadjo (Côte d’Ivoire), Elizabeth Tchoungui (Cameroun), Evelyne Trouillot (Haïti), Audrée Wilhelmy (Canada, Québec), Hyam Yared (Liban), Nina Yargekov (Hongrie), Olfa Youssef (Tunisie), Fawzia Zouari (Tunisie).

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