Les 5 priorités de Livres Québec | Livres Hebdo

Par Vincy Thomas, le 12.04.2019 à 15h37 (mis à jour le 13.04.2019 à 16h07) Politique

Les 5 priorités de Livres Québec

Optimisation des outils, revalorisation de la lecture, soutien aux bibliothèques, amélioration des échanges avec le ministère et défense du Salon du livre de Montréal: sept associations interprofessionnelles québécoises ont partagé leurs doléances hier avec la ministre provinciale Marie Gendron.

Le collectif Livres Québec a rencontré hier la nouvelle sous-ministre de la Culture et des Communications de la province, Marie Gendron au Salon international du livre de Québec, en partageant avec sa délégation ses cinq priorités.

Constitué l'an dernier, Livres Québec, qui se définit comme une table de concertation interprofessionnelle, est composé de sept associations québécoises: l'Association des bibliothèques publiques du Québec (ABPQ), l'Association des libraires du Québec (ALQ), l'Association des distributeurs exclusifs de livres de langue française (ADELF), l'Association nationale des éditeurs de livres (ANEL), la Fédération québécoise des coopératives en milieu scolaire (Coopsco), le Réseau BIBLIO du Québec et l'Union des écrivaines et des écrivains québécois (UNEQ).

Des outils efficaces et complets de connaissance du marché du livre au Québec
Les données sur le marché sont souvent incomplètes. Les associations pointent du doigt le cas du bilan Gaspard de la BTLF. "Malheureusement, Gaspard souffre encore de la non-participation d’un gros joueur de la vente de livres au Québec. Malgré de nombreuses représentations, ce dossier n’évolue pas" affirme le collectif, qui réclame "que l’outil Gaspard de la BTLF englobe les ventes à la caisse de toutes les librairies agréées, sans exception."

Pour un Salon du livre de Montréal fort et fédérateur
Livres Québec craint une fragilisation de l'écosystème du livre à cause du nouveau calendrier (fin novembre) imposé par le déménagement du Salon du livre de Montréal au Palais des congrès en 2020, sans tenir compte de la réalité du secteur. "Que les dates souhaitées par le Salon du livre de Montréal soient actuellement disponibles au Palais des congrès sans laisser le Salon en bénéficier n’est pas acceptable pour les membres de Livres Québec. La table de concertation demande à la ministre de la Culture et des Communications d’intervenir auprès de la Société du Palais des Congrès de Montréal" exigent les associations.

Pour un véritable Conseil consultatif de la lecture et du livre
On critique aujourd'hui le conseil créé en 1981. En effet, les membres du collectifs constatent "que le rôle et l’importance accordés à ce conseil aujourd’hui manquent de profondeur." Pour eux, le ministère de la Culture et des Communications doit se doter "d’un véritable conseil consultatif, transparent, efficient et capable de jouer un rôle bénéfique pour le secteur. Des mandats sur des enjeux au cœur de nos pratiques doivent leur être confiés, en tant que conseil d’experts, reconnus par tous."

La lecture, cause nationale ?
L'interpofession "souhaite que la ministre (...) travaille étroitement avec son homologue de l’Éducation pour faire de la lecture une priorité, une cause nationale pour les années à venir, et ainsi s’engager dans des actions d’envergure de valorisation de la littérature québécoise comme levier d’une véritable culture de la lecture au Québec." selon elle, il s'agit d'un enjeu de société, participant à la lutte contre le décrochage scolaire, au renforcement de l'esprit cirtique, encourageant et favorisant le dialogue et l'ouverture au monde.

Soutien en évolution aux bibliothèques publiques
Livres Québec demande au ministère "de procéder dès que possible à un dégel des enveloppes budgétaires réservées pour l’acquisition de livres." Rappelant que :"Les enveloppes budgétaires réservées aux bibliothèques pour le développement de collection sont gelées depuis de nombreuses années. Le nombre de bibliothèques admissibles augmente et de nouveaux formats font leur apparition. Cette situation réduit la capacité d’acquisition de livres pour certaines de nos bibliothèques, créant parfois des impacts importants chez les libraires de leur région."
close

S’abonner à #La Lettre