"La nouvelle entité fera face à une pression concurrentielle exercée principalement par le groupe Madrigall, qui détient une part de marché équivalente à celle de la nouvelle entité (entre 25 et 35 %), et par le groupe Hachette, dont la part de marché est comprise entre 15 et 25 %. Enfin, la majorité des éditeurs interrogés dans le cadre du test de marché ont indiqué estimer que la concurrence était modérée à très forte sur le marché des services de diffusion aux revendeurs de niveaux 1 et 2" explique l'Autorité de la concurrence.
Cette dernière constate la même chose sur la concurrence par le biais d'effets verticaux, soit l'intégration dans un même groupe d'une activité de diffusion à destination des grossistes et d'une activité de vente de livres par les grossistes. De plus, elle ne pose aucune condition sur la couverture géographique de la future entité, considérant que "le marché de la vente de livres par les grossistes aux revendeurs de niveau 3 revêtait une dimension supranationale". Enfin, la segmentation par ouvrages ou par revendeurs ne lui semble pas pertinente tant les prestations logistiques sont "relativement uniformes".
Par ailleurs, dans sa décision, l'autorité administrative indépendante refuse de distinguer la diffusion de livres numériques et celle de livres imprimés, considérant le marché du ebook trop émergent et concentré autour de 6 librairies en ligne.
Cette décision est susceptible de faire l'objet d'un recours devant le Conseil d'Etat.