Plusieurs auteurs et éditeurs signent un texte de soutien aux Gilets Jaunes | Livres Hebdo

Par Vincy Thomas, le 04.05.2019 à 17h32 (mis à jour le 04.05.2019 à 18h00) Tribune

Plusieurs auteurs et éditeurs signent un texte de soutien aux Gilets Jaunes

Annie Ernaux - Photo CATHERINE HÉLIE/GALLIMARD

Des artistes, parmi lesquels Juliette Binoche, Emmanuelle Béart, Jeanne Balibar ou Robert Guédiguian, mais aussi quelques auteurs, illustrateurs et éditeurs, ont publié une tribune dans le quotidien Libération, critiquant les violences policière, sociales et économiques et apportant leur soutien aux Gilets jaunes.

Près de 1400 personnalités de la culture, sous le nom du collectif Yellow Submarine, ont apporté leur soutien au mouvement des « Gilets Jaunes » dans une tribune publiée par Libération aujourd’hui et diffusée sur une page web Nous ne sommes pas dupes.
 
Parmi les signataires, on retrouve quelques auteurs et personnalités du secteur du livre, notamment issu de la bande dessinée et de l’illustration. Outre les premiers signataires Denis Robert, Alain Damasio et Annie Ernaux, on y retrouve Emile Bravo, Franck Margerin, Gérard Mordillat, Florent Massot, Edouard Louis, Jean Annestay, Marion Mazauric, Marc-Antoine Boidin, Marion Brunet, Christelle Picout, Cyril Pedrosa, Sylvain Blanchot, Paul Dirkx…
 
Intitulé « Gilets jaunes : nous ne sommes pas dupes », le texte soutien « Un mouvement qui réclame des choses essentielles : une démocratie plus directe, une plus grande justice sociale et fiscale, des mesures radicales face à l’état d’urgence écologique. »  « Ce qu’ils demandent, ils le demandent pour tou·te·s. Les gilets jaunes, c’est nous » expliquent-ils.

Indignation
 
Les artistes et auteurs s’adressent à ceux qui veulent discréditer le mouvement, attaquant les médias grand public et le gouvernement. Alertant sur les répressions violentes et le difficile exercice de manifester, les signataires estiment que l’on « bafoue nos libertés fondamentales ». Selon eux, néanmoins, « La violence la plus menaçante est économique et sociale. C’est celle de ce gouvernement qui défend les intérêts de quelques-un·e·s aux détriments de tous et toutes. C’est la violence qui marque les corps et les esprits de celles et ceux qui s’abîment au travail pour survivre. »
 
Essayant de construire une passerelle avec l’urgence écologique, qui, selon eux, est au cœur des revendications, ils veulent s’ « indigner, plus fort, plus souvent, plus ensemble. »
 
« Utilisons notre pouvoir, celui des mots, de la parole, de la musique, de l’image, de la pensée, de l’art, pour inventer un nouveau récit et soutenir celles et ceux qui luttent dans la rue et sur les ronds-points depuis des mois. Rien n’est écrit. Dessinons un monde meilleur » concluent-ils.
 

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