L’édition québécoise lance « Canada 2020 » à Francfort | Livres Hebdo

Par Fabrice Piault, à Francfort , le 18.10.2019 à 00h38 (mis à jour le 18.10.2019 à 09h18) Francfort 2019

L’édition québécoise lance « Canada 2020 » à Francfort

Caroline Fortin (Québec/Amérique) lance l’opération « Canada 2020 » à Francfort - Photo F.PIAULT/LH

Emmenés par Caroline Fortin, présidente de Canada FBM 2020, les éditeurs québécois entendent mettre en avant la diversité culturelle et linguistique du Canada à l'occasion de la prochaine foire internationale du livre de Francfort dont le pays sera invité d'honneur. 

Lancée, jeudi 17 octobre à Francfort, par une conférence à laquelle ont assisté plus de 200 journalistes, professionnels et représentants des pouvoirs publics canadiens et allemands, l'opération "Canada 2020", qui verra ce pays invité d'honneur de la manifestation l'an prochain, mobilise largement les éditeurs québécois, qui entendent que la dimension francophone du Canada soit bien intégrée à cette célébration. 

Dès cette année, le stand collectif de Québec édition accueille 36 entreprises sur 160m2, contre 28 sur 120m2 un an plus tôt, indique sa directrice, Karine Vachon. L'an prochain, une cinquantaine sont attendues sur 200 à 250m2.

Rassembler tout le monde

Une Québécoise, Caroline Fortin, directrice générale de Québec/Amérique, a été choisie dès la signature en 2016 de l'accord avec la foire de Francfort pour présider l'organisme Canada FBM 2020, créée à l'initiative de l'Association of Canadian Publishers (ACP) et de l´Association nationale des éditeurs de livres (Anel, Québec) avec le soutien des pouvoirs publics. "Le défi, c'est de rassembler tout le monde, mais chacun comprend ce que peut être sa contribution", souligne Caroline Fortin, qui rappelle qu'"il existe au Canada deux marchés, anglophone et francophone, vraiment différents, mais avec des points communs car de même que nous sommes confrontés au Québec à l'importance de la production éditoriale française, les Canadiens anglophones sont confrontés à celle de la production américaine."

Dès lors, assumant la diversité culturelle du pays, Canada FBM 2020 se déploiera l’an prochain sous le label « singulier/pluriel, singular/plurality), avec un objectif, qui serait déjà presque atteint, de 200 traductions d’auteurs anglophones, francophones et autochtones. « 50% de la production éditoriale canadienne est francophone », observe Caroline Fortin.

Fellowships

Lors de la conférence de presse, où est intervenue la sous-ministre du patrimoine canadien, Hélène Laurendeau, elle-même Montréalaise, deux des trois auteurs présents, Christian-Guay-Poliquin et l’autochtone J.D. Kurtness étaient d’expression française.

Pour assurer la conscience par les éditeurs allemands de la dimension francophone du pays, l’Anel et Québec édition ont multiplié les fellowships á Montréal depuis trois ans.Un atelier de traduction à également été organisé en mai dernier. Mais, précise le directeur général de l’Anel, Richard Prieur, « avec le Canada, on ne va pas s’ empêtrer dans des querelle de drapeaux »

 
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