Le Grand Prix de l’Héroïne Madame Figaro 2026 a dévoilé son palmarès, récompensant quatre ouvrages mettant en scène des figures féminines fortes et singulières.
Le jury 2026, présidé par Colombe Schneck, réunissait l'actrice Virginie Ledoyen, la directrice générale de L'Éloge, Emma Lavenka, l'autrice et critique littéraire Minh Tran Huy, le journaliste Bernard Babkine, l'actrice et mannequin Liya Kebede, la lectrice Nelly Garnier, la blogueuse littéraire Mélanie Davoust Adida, la libraire Anne-Laure Vial et le bookstagrammeur Martin Bougol.
« Des livres qui disent la force des femmes »
Depuis plus de 20 ans, le Grand Prix de l’Héroïne distingue des ouvrages dont les personnages féminins occupent une place centrale. « Cette sélection 2026 met à l’honneur des autrices et des personnages féminins qui marquent par leur singularité et leur intensité. Ce sont des livres qui disent la force des femmes sans jamais les réduire à un seul récit, et c’est précisément ce que ce prix a toujours voulu mettre en lumière. Cette année encore, la sélection témoigne d’une grande exigence littéraire », souligne Colombe Schneck.
Le palmarès
Roman français :
- Appel manqué, de Carole Fives (L’Arbalète/Gallimard)
Carole Fives retrouve Charlène, héroïne de Une femme au téléphone. Mère bipolaire, celle-ci multiplie les messages à sa fille entre appels à l’aide, reproches et commentaires sur le monde qui l’entoure. Un portrait sensible des liens familiaux et de la maladie psychique.
Roman étranger :
- Mon refuge et mon orage, d’Arundhati Roy (Gallimard, trad. Irène Margit)
L’écrivaine indienne explore sa relation complexe avec sa mère, Mary Roy, figure admirée du féminisme et de l’éducation en Inde. À travers ce récit intime, elle interroge les tensions, les blessures et l’amour qui unissent une mère et sa fille.
Bio/Récit :
- Femmes sur fond Azur, de Chantal Thomas (Seuil)
De la reine Victoria à la romancière Katherine Mansfield, six femmes ayant traversé un deuil, un exil ou une rupture choisissent la Côte d’Azur comme refuge. Chantal Thomas raconte comment les paysages, les odeurs et la lumière méditerranéenne ont accompagné leur reconstruction.
BD/Roman graphique :
- Sois femme et tais-toi. Dans l’œil de Delphine Seyrig, de Nina Almberg, Arianna Melone et Coline Naujalis (Steinkis)
L’album retrace le parcours de l’actrice et militante féministe Delphine Seyrig tout en le mettant en regard de celui de sa mère, Hermine de Saussure. Une réflexion sur les trajectoires de femmes qui ont cherché à s’émanciper des rôles qui leur étaient assignés.
Le palmarès 2025 avait récompensé Mathilde Henzelin dans la catégorie Roman français pour La Saison des bêtises (Les Avrils). Le prix du Roman étranger avait été attribué à Susie Boyt pour Amours manquées (La Croisée). Dans la catégorie Bio/Essai, le jury avait distingué Christine Angot pour La Nuit sur commande (Stock). Enfin, le prix BD/Roman graphique était revenu à Flore Mongin et Coline Naujalis pour Suzanne Valadon, sans concession (Seghers), consacré à la peintre Suzanne Valadon.