Disparition

La chanteuse Anne Sylvestre nous quitte

Anne Sylvestre

La chanteuse Anne Sylvestre nous quitte

La chanteuse, auteure-compositrice et interprète française, est morte ce mardi 1er décembre après 60 ans de carrière et de tour de chants. Elle est notamment l’auteure des comptines Les fabulettes d’Anne Sylvestre.
 

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Par Thomas Faidherbe,
Créé le 01.12.2020 à 19h27,
Mis à jour le 01.12.2020 à 20h25

Anne Sylvestre s’est éteinte mardi 1er décembre à l'âge de 86 ans, a indiqué à l'AFP Sébastien d'Assigny, son attaché de presse.
 
Après plus de soixante années de carrière, la chanteuse de cabaret a enregistré plus de 250 chansons avec, en point d’orgue les comptines pour enfants Les fabulettes, qui auront marqué des générations d’enfants. A défaut de les chanter sur scène, ses textes ont été publiés en format audio ou illustré (Les fabulettes: Joyeux Noël, Les mots magiques, 2011). Très populaire dans les années 1960 et 1970, la chanteuse a collaboré avec les plus grands artistes comme, Barbara, Georges Brassens, Georges Moustaki et Boby Lapointe.

En 2014, elle avait écrit Coquelicot, et autres mots que j’aime (Points), où elle égraine ses mots préférés, chacun racontant son histoire, ses souvenirs et son amour de la nature. En 2003, elle avait collaboré avec Marion Kadi pour l’ouvrage Méchant!, chez Actes Sud, à partir de sa pièce de théâtre pour enfants.
 
Avec un début de carrière sur les célèbres scènes du cabaret parisien, La Colombe, le Cheval d’Or, le port du Salut ou encore Chez moineau, Anne Sylvestre, née Anne-Marie Thérèse Beugras,  se fait remarquer avec la sortie de son premier disque, Mon Mari est parti en 1959. Icône au Québec, artiste respectée mais à l'écart du système en france, la chanteuse reçoit quatre fois le Grand Prix international du disque de l’académie Charles-Cros, entre 1963 et 1967 et le prix de l’Académie de la chanson française.
 
Une femme engagée
 
Pendant toute sa carrière, La chanteuse qui s’est toujours revendiquée comme une « féministe » avait à cœur d’évoquer la condition des femmes. La thématique résonne dans les textes d'une large partie de son répertoire, souvent avec humour comme dans La Faute à Eve ou avec plus de sérieux dans Une Sorcière comme les autres (1975).
 
Au fur et à mesure des années, la parisienne de naissance a toujours su exprimer les maux des français dans ces chansons, comme l’avortement dans la chanson Non, tu n'as pas de nom (1973), ou encore le viol avec Douce Maison, la pauvreté et la précarité avec Pas difficile ou encore l'homosexualité avec Xavier et Gay marions-nous. Toujours à cœur d’enrichir son répertoire avec des chansons engagées, l’artiste aborde aussi le racisme, la banalisation de la discrimination qui lui « font froid dans le dos » explique-t-elle en 1997.

Elle avait été le sujet d'une biographie de Daniel Pentchenko, Anne Sylvestre, "Et elle chante encore?", parue chez Fayard en 2012.
 

 

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