Calames, un outil de valorisation des archives de chercheurs | Livres Hebdo

Par Véronique Heurtematte, le 28.05.2019 à 17h42 (mis à jour le 28.05.2019 à 18h00) Enseignement supérieur

Calames, un outil de valorisation des archives de chercheurs

La Contemporaine qui détient d'importantes archives sur des supports très divers, notamment audiovisuels, est le plus important contributeur de Calames. - Photo DR

Lors des Journées annuelles de l'Agence bibliographique de l'enseignement supérieur, à Montpellier les 28 et 29 mai, une session a mis en lumière l'intérêt de Calames, le catalogue des archives et des manuscrits des bibliothèques de l'enseignement supérieur.
 

L'Agence bibliographique de l'enseignement supérieur (Abes) a consacré, lors de ses Journées annuelles,organisées les 28 et 29 mai à Montpellier, une session dédiée au rôle de Calames, le catalogue des archives et des manuscrits des bibliothèques de l'enseignement supérieur. Géré par l'Abes, Calames, qui fête cette année ses 10 ans, compte plus d'un million de références, dont une grande majorité d'archives des XXe et XIXe siècles.

La Contemporaine (ex Bibliothèque de documentation internationale contemporaine), qui détient d'importantes archives sur des supports très divers, notamment audiovisuels, est le plus important contributeur de Calames dont elle est partenaire depuis plusieurs années. Sa directrice, Valérie Tesnière, a rappelé les raisons qui ont conduit son établissement à collaborer à Calames. "Notre problématique était de sensibiliser les décideurs et les chercheurs à l'intérêt des gisements documentaires, parfois menacés de disparition, d'intégrer la dimension numérique dans une perspective de service à la recherche, et de travailler en réseau", a énuméré la directrice. Pour cette dernière, les principales forces de cet outil est d'être très utilisé par les chercheurs et adapté à la gestion de fonds complexe.

4 kilomètres linéaires d'archives

Le futur Grand équipement documentaire (GED) du campus Condorcet, qui ouvrira début 2021 sur le site d'Aubervilliers, aux portes de Paris, vient lui aussi de rejoindre le réseau Calames. Cela lui permettra de signaler ses riches fonds d'archives en sciences humaiens et sociales. Ces derniers proviennent pour leur immense majorité des centres de recherche, des enquêtes menées par les chercheurs ainsi que des revues et sociétés académiques. Or, environ 80 % de ces archives, qui représentent au total 4 kilomètres linéaires, restent encore à traiter et à signaler pour être accessibles aux utilisateurs.

Malgré une interface qualifiée de "vintage", le GED a choisi Calames pour ces opérations. "Nos critères étaient la masse et le volume des fonds à traiter, la nécessité d'intégrer les données dans l'écosystème documentaire du GED, l'interopérabilité, a détaillé Elydia Barret, chargée des archives au GED. Calames est un outil de signalement national, au périmètre dédié à l'enseignement supérieur et qui offre des outils de traitement intéressants. C'est une première brique dans notre dispositif de signalement de nos archives."

L'Université de Paris-Diderot, qui présente la particularité de disposer d'un service d'archives qui n'est pas rattaché à une bibliothèque, a lui aussi choisi l'outil de l'Abes pour ses 70 fonds. "L'intérêt de Calames est de s'inscrire dans un écosystème, d'être peu cher, et de proposer des outils de recherche adaptés aux chercheurs", a résumé Magalie Moysan, du Bureau des archives de l'Université Paris Diderot.
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