Une pétition dénonce le contrat entre le FIBD et 9e Art+ | Livres Hebdo

Par Vincy Thomas, le 03.06.2015 à 19h27 (mis à jour le 03.06.2015 à 20h00) Angoulême

Une pétition dénonce le contrat entre le FIBD et 9e Art+

Les indignés de la bande dessinée d'Angoulême, mouvement initié par deux anciens cadres du Festival international de la BD, veulent dénoncer le contrat de l'association organisatrice 9e art+ et proposer un nouvel avenir pour la manifestation.

Le mouvement "Les indignés de la bande dessinée d'Angoulême" a lancé ce mercredi 3 juin une pétition pour dénoncer le contrat qui lie le Festival international de la bande dessinée (FIBD) à la'association prestataire 9e Art +. Initiée par Yves Poinot, entré dans l'association du Festival en 1976 et ancien président de 1996 à 2005, et Jean Mardikian, co-fondateur du Festival, la pétition vise 200 signatures. 

Dans cet appel, le mouvement explique que l'avenir du Festival "se décide singulièrement en ce mois de juin 2015. L’enjeu est essentiel : nous avons dès aujourd’hui, les moyens de fonder, sur des bases modernisées, construites en concertation, une ambition nouvelle à ce festival déclinant." "En effet, d’ici le 30 Juin 2015, au plus tard, l’Association du Festival International de la Bande Dessinée a la possibilité contractuelle, prévue à la signature en 2007, de dénoncer l’ensemble de l’accord qui la lie à son prestataire 9ème Art+, en charge de l’organisation du Festival depuis 8 ans" rappelle le texte, qui est déjà signé par une trentaine de personnes.

"Les Indignés de la Bande dessinée d'Angoulême" justifie la dénonciation du contrat en vue d'élaborer un nouveau projet pour le FIBD. Ce projet doit, selon eux, remettre les créateurs au coeur de la manifestation, permettre d'accueillir "sérieusement et sereinement" les éditeurs, considérer les festivaliers "comme autre chose que des porte-monnaie", donner au Festival "une vraie ambition éditoriale" et une dimension internationale, gérer l'événement en toute transparence et redevenir un lieu chaleureux, où tous les auteurs du monde entier ont leur place, "quelle que soit leur actualité".

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