Une librairie pour faire oublier l’exil aux Syriens d’Istanbul | Livres Hebdo

Par Amélie Boutet, le 27.01.2017 à 17h15 (mis à jour le 27.01.2017 à 19h09) Turquie

Une librairie pour faire oublier l’exil aux Syriens d’Istanbul

Samir el-Kadri, fondateur de la librairie Pages. - Photo COPIE D'ÉCRAN/ARTE

La librairie Pages, installée au cœur du quartier de Fatih, à Istanbul, se veut un lieu de rencontres et d’échanges entre Turcs et Syriens.

Logée au fond d’une impasse, à 20 mètres du musée Kariye, le plus important monument byzantin d’Istanbul après Sainte Sophie, la librairie arabophone Pages, qui fait aussi office de café, a ouvert le 12 juin 2015. Son fondateur Samir el-Kadri, également à l'origine de la maison d'édition de littérature jeunesse Bright Fingers (lire notre article du 11 mai 2013), entend créer des liens entre les publics turcs et syriens grâce à ce projet humaniste et culturel.

 
La librairie Page à Istanbul. - Photo COPIE D'ÉCRAN/ARTE
Avec plus de 3000 titres en arabe, mais aussi en français, en turc ou en anglais, Pages veut offrir l'occasion de s'évader quelques instants par la littérature aux réfugiés syriens qui représentent environ 3 millions de personnes dans le pays. Elle projette également des films, organise des concerts de musique syrienne ou des ateliers pour enfants.

Parmi les nombreux livres emmagasinés sur les étagères, l'on trouve aussi bien l'écrivaine turque Elif Şafak, que l'auteur syrien Mustafa Khalifa ou le théoricien du socialisme et révolutionnaire allemand Karl Marx. "Les œuvres traduites de George Orwell sont également populaires, en particulier La Ferme des animaux et 1984, dont les univers fictifs dystopiques ont une ressemblance frappante avec l'état policier d'Assad", expliquait Samir el-Kadri dans The Guardian, le lundi 23 janvier.

Selon le quotidien d'information britannique, Samir el-Kadri souhaiterait également ouvrir une antenne de sa librairie Pages à Berlin.
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