Dans son second roman, Tristan Malavoy raconte l'histoire de Simon Venne, quarante-neuf ans, qui démissionne de son poste de professeur au cégep du Vieux Montréal. Ses pas le conduisent à La Nouvelle-Orléans, où, dans un bar du French Market, il fait la connaissance d’une femme qui s’exprime dans un français indéfinissable. Elle s’appelle Ruth. Leurs rencontres, placées sous le signe de l’alcool et du désir, prennent des allures de chassés-croisés où chacun protège ses secrets. Ils errent dans cette ville peuplée de fantômes : celui d’Anne Gisé, jeune rescapée d’un Saint-Domingue en proie à la révolution et qui a échoué en Louisiane en 1792, plus morte que vive; celui de Benjamin Banneker, cet astronome noir qui dès la fin du XVIIIe siècle s’intéressait à Jupiter, monstrueuse planète gazeuse que de tout temps on a pu voir à l’œil nu. Ils parlent de Katrina, qui a semé la dévastation quelques années plus tôt. Et Ruth fait remarquer à Simon que cette tache sur Jupiter est justement, en vérité, un immense anticyclone.
Tristan Malavoy est un homme aux multiples facettes. Il est à la fois poète, musicien et éditeur. Il est l'auteur du roman Le Nid de pierres (Boréal, 2016), et de Feux de position (Somme toute, 2017), un recueil de ses chroniques parues dans les magazines Voir et L’actualité. Tristan Malavoy signe également des poèmes, des nouvelles et des morceaux, dont L’École des vertiges (Audiogram/L’Hexagone). En 2015, il participe à l'ouvrage collectif La disparition de Michel O'Toole (XYZ), où huit auteurs donnent leur version des faits sur l'étrange disparition de Michel O'Toole, un journaliste québécois d'origine irlandaise. L'écrivain dirige aussi aux Éditions XYZ la collection "Quai no 5", consacrée au roman, à la nouvelle et au roman graphique.
Il succède à Michel Jean,récompensépour son septième roman, Kukum, publié au Québec aux Éditions Libre Expression et en France aux éditions Dépaysage.
Outre L'œil de Jupiter, deux autres romans étaient en lice : Mon frère Paul de Marité Villeneuve (Edition Del Busso) et Théo à jamais de Louise Dupré (Edition Héliotrope)
Doté d’une bourse de 5000€, le prix France-Québec, créé en 1988 à l’initiative de l’association française Fédération France-Québec/francophonie, a pour vocation de faire découvrir et aimer la littérature québécoise mais également de la promouvoir et la diffuser en France.
À la suite du succès de son premier livre Mon vrai nom est Elisabeth, Adèle Yon examine les processus de recherche et d'écriture contemporaine, et invite à entrer en conversation.
Parution 1er octobre
Du 18 au 20 septembre, la Halle des Blancs-Manteaux, à Paris, a accueilli la deuxième édition du salon « Lisons libres ! », lancé l’an dernier par l’Association de l’édition indépendante en Île-de-France. À cette occasion, éditeurs et libraires ont exprimé leurs préoccupations face à un marché du livre en ralentissement et de plus en plus concentré. De son côté, la Mairie de Paris, partenaire de l’événement, a annoncé travailler sur plusieurs pistes en cours de réflexion.
Thélyson Orélien est couronné du prix du Roman Fnac 2026 pour C’était ça ou mourir, son premier roman paru le 19 août chez Grasset. Déjà récompensé par plusieurs prix littéraires, l’auteur québécois d’origine haïtienne est aussi en lice pour les grands prix d'automne.
Par
Charles Knappek
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