Reims: Rougier & Plé reprend la librairie Guerlin | Livres Hebdo

Par Cécile Charonnat, le 19.07.2018 à 17h00 Librairie

Reims: Rougier & Plé reprend la librairie Guerlin

La librairie Guerlin, à Reims, a définitivement baissé son rideau. - Photo DR

L’acquisition de la librairie rémoise, liquidée fin mai, entérine les ambitions dans le secteur du livre de l’enseigne spécialisée dans les arts créatifs.

Fermée brutalement le 31 mai sur décision du tribunal de commerce, qui avait prononcé sa liquidation, la librairie rémoise Guerlin renait finalement de ses cendres.
 
Mardi 17 juillet, l’enseigne de papeterie et des arts créatifs Rougier & Plé, créée en 1854, a repris les actifs de la librairie, après un processus de négociation "qui a longtemps achoppé sur la question du loyer, ce qui a empêché la conclusion de la transaction avant la liquidation", indique Caroline Mauffrais, directrice réseau de la chaîne.
 
Ambitieuse, Rougier & Plée a pour objectif de rouvrir dès la fin août le magasin, afin de ne pas rater la rentrée scolaire. Caroline Mauffrais s’emploie donc depuis 48 heures à contacter "tous les membres de l’ancienne équipe", soit une quinzaine de personnes.
 
Réouverture fin août

Sur la même surface que l’ancienne librairie, 1400 m2, la nouvelle Guerlin intégrera à l’offre de livres, qui restera dominante, les produits traditionnellement vendus dans les 50 magasins de Rougier & Plé, sur le modèle de ce qui a été entrepris chez Richer à Angers.
 
Guerlin constitue en effet la deuxième librairie acquise par l’enseigne. Egalement en redressement judiciaire, Richer a été rachetée le 10 novembre 2016 et inaugurait les ambitions de Rougier & Plé dans le secteur du livre. Depuis, la chaîne a ouvert deux espaces librairie, l’un dans un magasin créé à Rouen en novembre 2017 et l’autre à Avignon, dans une boutique déjà existante.
 
Librairie historique de Reims, Guerlin était passée sous la bannière Chapitre avant d’être reprise au printemps 2014 par Cédric Thirel, également propriétaire de la Librairie Colbert à Mont-Saint-Aignan, dans la périphérie de Rouen. Elle n’est toutefois jamais parvenue à redresser la barre et à endiguer les difficultés amorcées sous l’ère Chapitre, passant d’un chiffre d’affaires de 3,6 millions d’euros en 2016 à 2,2 millions d’euros en 2016.
 
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