La rentrée sera studieuse pour les professionnels de la lecture publique et de la documentation universitaire. L'Association des bibliothécaires départementaux (ABD) tiendra ses journées d'études du 21 au 23 septembre à Nantes, sur le thème « Coopérer. Les bibliothèques départementales tissent le lien ».
L'Association française des directeurs et personnels de direction des bibliothèques universitaires et de la documentation (ADBU) réunira quant à elle ses membres à Montpellier, du 30 septembre au 2 octobre, pour son 55e congrès annuel, consacré aux « intégrités ». Un chassé-croisé, puisque l'an dernier les journées de l'ABD s'étaient déroulées à Annecy et Chambéry, et le congrès de l'ADBU à Nantes.
« Coopérer suppose d'accepter le déplacement »
Accueillies à Mixt, terrain d'arts en Loire-Atlantique, les journées de l'ABD sont soutenues par le ministère de la Culture et organisées avec le département de Loire-Atlantique. Dans le pré-programme, les coprésidentes Christel Belin et Marion Druart rappellent que les bibliothèques départementales, « délestées de la prescription d'un modèle unique de bibliothèque », encouragent les coopérations intercommunales et accompagnent l'émergence d'équipements parfois hybrides.
Une attention aux partenariats qui dépasse depuis longtemps la seule lecture publique, pour s'ouvrir aux politiques culturelles, éducatives et sociales, puis à la transition écologique et à la lutte contre les discriminations. « À chaque fois, coopérer suppose d'accepter le déplacement : écouter, apprendre une autre langue professionnelle, composer avec d'autres temporalités, proposer, puis à son tour expliquer nos missions, nos moyens, nos contraintes », écrivent les deux coprésidentes. Trois jours de tables rondes et d'ateliers suivront, avant l'assemblée générale de l'association.
Des « intégrités » au pluriel à Montpellier
« Pourquoi parler d'intégrités aujourd'hui et pourquoi au pluriel ? », interroge l'ADBU sur la page de son congrès, qui se tient du 30 septembre au 2 octobre. La notion se décline de l'intégrité scientifique à la déontologie des personnels. Elle touche aussi à la validité de l'information et à la préservation des collections, courantes comme patrimoniales.
Un cas concret occupera les débats : le rachat de sept revues scientifiques françaises par des éditeurs canadiens, et ses conséquences sur l'accès aux archives. Grand témoin de ces trois jours, Lisa Janicke Hinchliffe, professeure à l'University of Illinois Urbana-Champaign, copréside l'initiative United 2 Act Against Paper Mills, qui lutte contre les usines à faux articles scientifiques.
