Les éditeurs marocains et français comparent leur activité | Livres Hebdo

le 22.03.2017 à 18h06 (mis à jour le 22.03.2017 à 19h50) Livre Paris 2017

Les éditeurs marocains et français comparent leur activité

Fouzia Doukkali (Toubkal), Jean-Guy Boin (Bief) et Séverine Nikel (Seuil). - Photo PAULINE LEDUC/LH

A la veille du salon Livre Paris, dont le Maroc est l’invité d’honneur, le Bureau international de l’édition française a convié, mercredi 22 mars, une vingtaine d'éditeurs marocains à une journée d'échange avec leurs homologues français.

Mercredi 22 mars, veille de l’inauguration de Livre Paris, le Bureau international de l’édition française (Bief) a organisé au Centre national du livre son traditionnel séminaire professionnel dans lequel une vingtaine d’éditeurs marocains étaient invités à échanger avec leurs homologues français autour des enjeux de leur métier dans les principaux secteurs éditoriaux.

Aux côtés des représentants de maisons marocaines tels Al Halabi, Bouregreg, Casa Express, Le Fennec et Malika, de nombreux responsables de droits français étaient présents comme Alexandre Lemasson (Seuil), Anne-Solange Noble (Gallimard), Rebecca Byers (Plon-Perrin) ou encore Judith Becqueriaux (Denoël).
 
"Les échanges éditoriaux existent depuis longtemps entre le Maroc et la France", a rappelé Véra Michalski-Hoffman, la présidente du Bief, en ouverture de la journée avant d’émettre le vœu que cette rencontre puisse être l’occasion de développer des relations encore plus fructueuses entre les deux pays. Le directeur général du Bief, Jean-Guy Boin, le directeur adjoint de la Fondation du roi Abdul-Aziz, Mohamed Sghir Janjar et Hassan El Ouazzani, directeur du livre au ministère de la Culture du Maroc ont ensuite présenté les chiffres des marchés du livre marocain et français.

Le Maroc, jeune acteur de l’édition internationale

Le séminaire a été l’occasion de mettre en lumière les grandes différences entre les deux pays. "Le seul élément commun que nous ayons, c’est la tranche temporelle sur laquelle nous avons bâti nos études respectives", s’est même amusé Mohamed Sghir Janjar.
Sa présentation du marché du livre marocain, "sur lequel nous disposons de très peu de données économiques", a mis en lumière la jeunesse de l’édition marocaine. "Le Maroc n’est pas encore sorti d’une société à "littératie" limitée même si le secteur de l’édition connaît un essor considérable depuis son émergence dans les années 80", a-t-il expliqué avant de rappeler que le pays connaît encore un taux d’analphabétisme de 29%. 
 
Le reste de journée s’est organisé autour de trois tables rondes, avec d'abord une discussion en fin de matinée sur le segment de la littérature, entre Pascal Thuot de la librairie Millepages et Kenza Sefrioui, de la maison casablancaise de sciences humaines En toutes lettres. "Le point commun entre nos deux marchés, c’est que nous faisons tous des métiers de passion et cela se ressent dans nos discussions", estime Kenza Sefrioui. Cette dernière explique par ailleurs s’être "beaucoup reconnue dans le travail et les problématiques des éditeurs indépendants français".
 
En début d’après midi, Fouzia Doukkali, de la maison Toukbal, et Séverine Nikel du Seuil ont échangé autour de l’édition de sciences humaines et sociales. La journée s’est achevée avec les tendances du secteur jeunesse autour duquel ont discuté Hélène Wadowski, directrice de Flammarion jeunesse, et Mohamed Rachid Chraïbi, directeur des éditions Marsam. "Ces discussions sont intéressantes notamment parce qu’il est très important que l’édition française pense aux sessions de droits vers le Maghreb, évidemment vers la langue arabe mais aussi vers la langue française", relève Rebecca Byers.
 
Les discussions entre éditeurs marocains et français devraient se poursuivre, notamment au Pavillon Maroc (G80), durant toute la durée du salon.
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