Coréens et Français à la découverte de leurs marchés respectifs | Livres Hebdo

Par Marine Durand, le 16.03.2016 à 16h36 (mis à jour le 16.03.2016 à 17h00) Livre Paris

Coréens et Français à la découverte de leurs marchés respectifs

Librairie à Séoul

A la veille du salon Livre Paris, dont la Corée du sud est l'invitée d'honneur, le Bureau international de l'édition française a convié pendant deux jours une vingtaine d'éditeurs coréens à des rencontres-débats avec des responsables de droits français.

"Créer des complicités et des réseaux, pour ensuite permettre des échanges", tel était l'objectif des deux jours de rencontres professionnelles France-Corée organisées par le Bureau international de l'édition française (Bief) mardi 15 mars et mercredi 16 au matin, selon son directeur général, Jean-Guy Boin. A la veille du salon Livre Paris, plus de vingt éditeurs coréens ont fait le déplacement pour rencontrer une soixantaine de responsables de droits français et croiser leurs expériences.

Après des présentations des marché français et coréens réalisées par Jean-Guy Boin d'une part, et par Joo Yeonsun, le directeur de la maison de littérature EunHaengNaMu Publishing, de l'autre, les débats se sont poursuivis par une série de tables rondes thématiques, dédiées aux secteurs phares de la littérature, des sciences humaines, de la vie pratique, de la jeunesse et de la BD, mais aussi, à la demande de la délégation coréenne, du polar, de la science-fiction et de la fantasy.

Différences entre les marchés

"Les interventions coréennes étaient d'une grande qualité", s'est félicitée Rebecca Byers, directrice des droits de Plon-Perrin et présidente de la commission internationale du SNE, au sortir de la session dédiée aux sciences humaines et sociales, expliquant avoir découvert "que l'édition coréenne réagissait fortement à l'utilisation des smartphones et du podcast."

Les différences entre les deux marchés ont frappé l'éditeur Joo Yeonsun, "heureux de découvrir les livres et éditeurs français" dont il avait entendu parler ces derniers mois, dans le cadre de l'année France-Corée. "Il me semble que le marché français est plus traditionnel, alors que le coréen est en mouvement constant", a-t-il expliqué, évoquant notamment les innovations marketing dont font preuve les éditeurs coréens.

Mercredi matin, les discussions se sont focalisées sur les échanges de droits d'un pays à l'autre et sur la coédition, avant la dernière table ronde, destinée à comparer les métiers de l'édition. Comme l'indique le Bief dans sa Lettre de mars, spéciale Livre Paris, ces contacts de deux jours en direct "devraient se poursuivre à la prochaine foire du livre de Séoul à la mi-juin."
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