DISPARITION

Le traducteur Bernard Kreiss est mort

Bernard Kreiss - Photo FAMILLE DE BERNARD KREISS

Le traducteur Bernard Kreiss est mort

Lauréat en 2018 du Grand Prix SGDL de la Traduction pour l'ensemble de sa carrière, le traducteur de l'allemand s'est éteint à l'âge de 81 ans.

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Par Alexiane Guchereau,
Créé le 06.11.2019 à 15h58,
Mis à jour le 06.11.2019 à 16h28

L'éditrice Anne Michel et Albin Michel ont annoncé "avec tristesse" la disparition du traducteur de l'allemand Bernard Kreiss, le 26 octobre à Bellerive-sur-Allier. Il avait été récompensé du Grand Prix SGDL de la Traduction pour l'ensemble de son oeuvre en juin 2018.

Né en 1938, Bernard Kreiss s'est confronté durant toute sa vie "avec passion et talent" aux grands textes de la littérature allemande poursuit Anne Michel. Il avait notamment traduit chez l'éditeur Le syndrome de Kitahara (prix Aristeion 1996), La Montagne volante, pré-selectionné pour le Man Booker Prize en 2018, Atlas d'un monde inquiet (prix du meilleur livre étranger et prux Jean Monnet, 2015) de Christoph Ransmayr, Gloire tardive d'Arthur Schnitzler (2016), ou encore les ouvrages du prix Nobel de littérature 1981, Elias Canetti (Les années anglaises, La Langue sauvée, Le livre contre la mort).

Il avait également traduit les ouvrages d'auteurs comme Thomas Bernhard (Perturbation, Gallimard, 1989), Uwe Timm (L'homme au grand-bi, Le nouvel Attila, 2016), Siegfried Lenz (La leçon d'allemand, 2015), ou encore Edgar Hilsenrath (Le conte de la dernière pensée, Le Tripode, 2015).

Bernard Kreiss était membre de la commission du Centre national du livre (CNL) entre 1999 et 2001, où il était aussi lecteur pour les ouvrages traduits de l’allemand. De son côté, le collège international des traducteurs se souvient d'un "excellent" professionnel. Marie-Claude Auger, traductrice de l'allemand dans cette même institution, se souvient qu'il "travaillait énormément ses textes, il pouvait ne traduire qu’une page par jour, mais quand il la terminait, c’était définitif et il n’aurait pas supporté qu’on lui corrige un mot de sa traduction."

Il a été récompensé en 2008 par le prix Amédée Pichot de la ville d'Arles, devenu depuis Grand prix de traduction, pour la Montagne volante de Christoph Ransmayr. 

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