Le SLF et le SDLC se félicitent de l'adoption par l'Assemblée d'une loi encadrant la vente à distance de livre | Livres Hebdo

Par Clarisse Normand, le 05.10.2013 (mis à jour le 10.10.2013 à 23h00) Réactions

Le SLF et le SDLC se félicitent de l'adoption par l'Assemblée d'une loi encadrant la vente à distance de livre

Alors que le Syndicat de la librairie française salue le rétablissement de l'équité des conditions de concurrence,  le Syndicat des distributeurs de loisirs culturels pointe une "zone d'imprécision" dans le texte voté.

Dans la foulée de l'adoption le 3 octobre par l'Assemblée nationale d'une loi encadrant la vente à distance de livres, le Syndicat de la librairie française (SLF) s'est félicité de l'unanimté des députés "à considérer que le cumul de la gratuité des frais de port sans minimum d’achat et du rabais systématique de 5% sur le prix du livre représentait une stratégie de « dumping » visant à assurer aux acteurs les plus puissants de la vente en ligne de livres une position hégémonique sur ce marché et à contourner le prix unique du livre".

En lutte "depuis de nombreuses années contre de telles pratiques qui freinent le développement des ventes en ligne par les libraires indépendants", le SLF "considère que l’adoption de cette loi... va permettre de fixer des conditions de concurrence plus équitables." Cette loi, qui doit maintenant être examinée par le Sénat, complétera la loi du 10 août 1981 sur le prix unique du livre mais aussi "le plan en faveur des librairies engagé et mis en oeuvre actellement par la ministre de la culture et de la communication Aurélie Filippetti".

Dans le même temps, le Syndicat des distributeurs de loisirs culturels (SDLC), qui se félicite aussi de "l'adoption à l’unanimité des députés de l’alinéa sur le rétablissement du prix unique du livre sur Internet", évoque "une zone d’imprécision entre le texte voté et les propos de Madame la Ministre de la culture et de la communication."

Dénonçant la complexité des modalités envisagées par le texte de loi (qui "rétablit le prix du livre sur Internet en interdisant la remise de 5% et autorise un rabais sur les frais de port à hauteur de 5% du montant de l’achat en livres"), le SDLC demande au Sénat, lors de l'étude du dossier, une modification de ce texte pour "interdire la remise de 5% sur le livre dans le cadre de la vente à distance" et donner "latitude au libraire de pratiquer les frais de port gratuits dès le premier centime, ou à partir d‘un seuil qu’il fixe librement."

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