Le complot de Laurent Binet sous les feux de la rampe | Livres Hebdo

Par Cécilia Lacour, le 25.10.2017 à 15h58 (mis à jour le 25.10.2017 à 16h00) Théâtre

Le complot de Laurent Binet sous les feux de la rampe

Pascal Martin-Granel, Constance Larrieu et Manuel Vallade lors des répétitions de "La septième fonction du langage" - Photo THEATRE SARTROUVILLE

La septième fonction du langage de Laurent Binet est adapté au théâtre par Sylvain Meurisse. Cinq autres adaptations sont prévues sur les planches en novembre: Maîtres anciens, Vous n’aurez pas ma haine, Dans la mer il y a des crocodiles et En finir avec Eddy Bellegueule.

Après Réparer les vivants de Maylis de Kerangal, Sylvain Meurisse adapte au théâtre La septième fonction du langage de Laurent Binet. Cette nouvelle création sera jouée du 8 au 25 novembre sur la scène du Théâtre Sartrouville Yvelines, avant de partir en tournée du 12 au 15 décembre à la Comédie de Béthune, du 20 au 23 mars au Théâtre Dijon Bourgogne et les 27 et 28 mars à l’Espace des arts de Chalon-sur-Saône.
 
Publié chez Grasset en 2015, et réédité au Livre de poche en 2016, et en gros caractères chez Gabelire en janvier 2017, La septième fonction du langage a reçu le Prix du roman Fnac et l’Interallié l’année de sa sortie en librairie.
 
Dans son roman, Laurent Binet part du postulat que l’accident qui a coûté la vie de Roland Barthes en 1980 est en réalité un assassinat. Le philosophe transportait avec lui un document sur la septième fonction du langage, qui permet de convaincre n’importe qui de n’importe quoi. Le commissaire Jacques Bayard et le sémiologue Simon Herzog enquêtent dans le milieu intellectuel français où tout le monde est suspect et découvrent l'existence d'une société secrète, le Logos Club.
 
Dans son avant-critique publiée le 19 juin 2015 dans Livres Hebdo n°1047, Olivier Mony rappelait "le sens de la satire et une appréhension tragi-comique du réel" de Laurent Binet, dans cette "épopée [qui] est aussi et d’abord une éducation sentimentale et un plaidoyer pour les sortilèges de la fiction".
 

Les autres adaptations au théâtre en novembre 2017

Du 7 au 10 novembre, le Quai d’Angers accueille l’adaptation de Maîtres anciens de Thomas Bernhard (Gallimard, 1988, et réédité en format poche chez Folio en 1991). Lauréat du prix Médicis étranger l’année de sa parution, le roman est adapté au théâtre par Nicolas Bouchaud.
 
Du 8 au 11 novembre, le témoignage d’Antoine Leiris, au lendemain des attentats du Bataclan, le 13 novembre 2015, est mis en scène par Benjamin Guillard et incarné par Raphaël Personnaz pour les planches du Liberté de Toulon. Vous n’aurez pas ma haine a été publié chez Fayard en 2016, et réédité en gros caractères chez Feryane, en version audio chez Audiolib en 2016, et au Livre de poche en janvier 2017.
 
Des Crocodiles surgiront au Granit de Grenoble le 21 novembre. Cendre Chassanne et Carole Guittat adaptent Dans la mer il y a des crocodiles : l’histoire vraie d’Enaiatollah Akbari de Fabio Geda (Liana Levi, 2011, et réédité en gros caractères chez Feryane en 2011 et en poche chez Liana Levi en 2012). Le roman retrace le périple d’Enaiat, jeune mongol de dix ans, abandonné par sa mère au Pakistan pour le protéger des persécutions faites par les Pachtounes et les talibans à l’encontre de l’ethnie mongole.
 
Elevé dans une famille ouvrière pauvre de Picardie, Eddy subit les quolibets et la violence de ses camarades, de son père alcoolique et de sa mère revêche qui le trouvent trop efféminé. Lui-même finit par se poser la question de son homosexualité. Son histoire, adaptée du premier roman d’Edouard Louis, En finir avec Eddy Bellegueule (Seuil, 2014, et réédité en version audio chez Audiolib en 2014 et en format poche chez Points en 2015), est mise en scène par Leyla-Claire Rabih dans un spectacle en allemand, surtitré en français, jouée à La Manufacture de Nancy les 21 et 22 novembre. Le roman a reçu le prix Guénin l’année de sa sortie.
 
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