Franc succès pour l'opération de mise en valeur des métiers de l'édition | Livres Hebdo

Par Pauline Leduc, Hervé Hugueny, Cécilia Lacour, le 26.03.2017 à 22h16 (mis à jour le 28.03.2017 à 17h19) Livre Paris 2017

Franc succès pour l'opération de mise en valeur des métiers de l'édition

Masterclass avec Adrien Bosc - Photo OLIVIER DION

Tout au long du salon Livre Paris 2017, les visiteurs ont assisté en nombre aux conférences de la scène professionnelle qui leur proposaient de s'introduire dans les coulisses de l'édition, préférant les rencontres très pratiques sur les différents métiers aux cours magistraux dispensés par des figures de la profession.

La scène professionnelle de Livre Paris 2017 a donné l'occasion aux visiteurs, tout au long de la manifestation organisée du 24 au 27 mars porte de Versailles (Paris 15e), de plonger dans les coulisses de l’édition grâce à des rencontres et des discussions avec des professionnels du livre et à un "Forum des métiers" proposé par le Syndicat national de l’édition (SNE) durant les trois matinées de vendredi, samedi et dimanche.

Cette initiative, lancée pour la première fois cette année en partenariat avec la région Île-de-France, l'Afdas, la Sofia, la CPNE de l'édition et le journal L'étudiant, visait à "faire connaître aux étudiants, chômeurs, ou personnes en reconversion professionnelle les métiers d'un secteur souvent méconnu", explique Pierre Dutilleul. Le directeur général du SNE portait cette idée de longue date et l'a mise en application "grâce à l'implication de la Commission sociale du syndicat, de nombreux directeurs de ressources humaines du monde de l'édition mais aussi au travail des différents groupes du SNE", précise-t-il.

Une appétence pour les présentations concrètes

Le Forum des métiers s’est ouvert, dès le vendredi matin à 10h, avec la découverte du secteur du marketing avec Olivier Perrard, président de Médiatoon Licensing, Aurélie Denoize, directrice marketing chez Univers Poche, et Nicolas Watrin, directeur marketing de Flammarion. Une soixantaine de personnes, majoritairement des étudiants, se sont déplacés, carnet en main, pour les écouter présenter concrètement mais avec passion leurs professions, avec de nombreuses informations pratiques : formation, embauche, salaire, responsabilités, travail type, enjeux actuels, etc. Le tout, dans un langage simple, délesté du jargon professionnel. L'auditoire, qui n'a cessé de grossir au fur et à mesure de la discussion, a ensuite pu poser quelques questions avant que les échanges ne se poursuivent de façon informelle en marge de la scène professionnelle.

Durant les trois matinées, le public a pu découvrir d'autres branches des métiers de l'édition : commercial, fabrication, communication, cessionnaire de droits, avant qu'une dernière conférence, dimanche matin, ne fasse carton plein sur le thème "Etre salarié de l'édition". Pour l'occasion, le SNE avait mis au point des plaquettes de présentation de chaque métier que les visiteurs ont pu feuilleter et conserver.

Rencontres et masterclass

Trois rencontres ont également mis en avant la profession d'éditeur de littérature jeunesse, avec Laurence Faron (Talents Hauts), de littérature générale avec Adrien Bosc (Sous-Sol) et de bande dessinées avec Moïse Kissous (Steinkis). L'audience, contrairement à celle des conférences dédiées à un métier en particulier, était cette fois moins nombreuse, mais composée de davantage de professionnels du livre que de jeunes en quête d'orientation.

Ce même public à dominante professionnelle s'est déplacé en moins grand nombre pour deux master class organisées durant le week-end end sur la scène professionnelle. Samedi, presque un an après sa prise de fonction, Laurence Engel, directrice de la Bibliothèque nationale de France, est revenue sur son parcours et a présenté l'histoire et les grands enjeux de la BNF, notamment la préservation du patrimoine de l'écrit à l'heure du numérique. Le lendemain, devant une trentaine de personnes, Olivier Nora, P-DG de Grasset, s'est prêté au jeu des questions posés par Laure Adler (France Inter). Sur le mode de la conversation à bâtons rompus, il a évoqué son métier d'éditeur et les paradoxes auxquels il est souvent confronté, la course à la production à laquelle il tente de résister n'étant pas le moindre d'entre eux.

Une initiative qui s'inscrit dans la durée

Pour Pierre Dutilleul, le bilan de l'opération est très positif. "Voir la scène professionnelle remplie à chacune des présentations, c'est plus que plaisant : cela veut dire que notre instinct était le bon et que nous répondons à un vrai besoin", se réjouit-il, constatant cependant que les "conférences portées par une personnalité et non par une thématique précise ont touché un public déjà familier du secteur". Devant ce succès, le Forum des métiers, appelé à devenir un classique de la scène professionnelle, reviendra l'année prochaine. Nous réfléchissons à d'autres partenariats avec des écoles et universités pour toucher un public encore plus nombreux", indique le directeur général du SNE.

Au-delà de ces rencontres, les Flâneries littéraires, initiées l'an passé avec l'ambition similaire de dévoiler l'envers de l'édition, ont une fois encore remporté un large succès avec, selon la libraire Marie-Rose Guarniéri (Librairie des Abbesses, Paris 18e), programmatrice de l'événement, "une quarantaine d'inscrits pour chaque Flânerie". Philippe Forest, Céline Minard ou encore Didier Decoin ont ainsi offert aux curieux des promenades thématiques à travers le salon.
 

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