Festival d'Angoulême : le médiateur est choisi | Livres Hebdo

Par Fabrice Piault, le 31.03.2016 à 22h35 (mis à jour le 01.04.2016 à 00h14) Bande dessinée

Festival d'Angoulême : le médiateur est choisi

La nomination de Jacques Renard comme médiateur entre les différentes parties qui contribuent à l'existence du Festival international de la BD est sur le point d'être annoncée par la ministre de la culture, Audrey Azoulay, sollicitée fin février par les éditeurs de bande dessinée, qui menacent de boycotter la manifestation.

Jacques Renard, ancien membre du cabinet de Jack Lang au ministère de la culture et ancien directeur général de l'établissement public de la Bibliothèque de France, a été choisi par la ministre de la culture, Audrey Azoulay, comme médiateur entre les différents intervenants publics et privés qui contribuent à l'existence du Festival international de la bande dessinée d'Angoulême (FIBD) menacé de boycott par les éditeurs, a pu apprendre Livres Hebdo de sources concordantes. Sa nomination devrait être annoncée officiellement très prochainement par le ministère de la culture qui, tout comme le groupe BD du Syndicat national de l'édition (SNE), se refuse pour l'instant à tout commentaire.

Haut fonctionnaire, énarque, administrateur civil né en 1949, Jacques Renard a été délégué national à la culture du Parti socialiste et a effectué l'essentiel de sa carrière dans l'administration culturelle. Membre, à différentes fonctions, des cabinets de Jack Lang, ministre de la culture (1981-1986 et 1988-1992), il a aussi été directeur adjoint de la délégation aux arts plastiques (1986-1988), directeur de l'administration générale (1992-1993), directeur général de l’établissement public de la Bibliothèque de France (1993), président du Centre des monuments nationaux (2000-2002), directeur du Centre national de la chanson des variétés et du jazz (à partir de 2010) et a déjà effectué des missions de médiation dans le domaine musical. Il est l'auteur de L'élan culturel, la France en mouvement (Puf, 1987) et de Un pavé dans la culture, l'urgence d'un nouveau souffle de la politique culturelle, la controverse du Monum (L'Haramattan, 2003).

La nomination d'un médiateur avait été réclamée le 23 février par les éditeurs de bande dessinée du SNE et du Syndicat des éditeurs alternatifs (SEA), qui critiquaient vivement dans un communiqué le bilan et l'organisation du FIBD, qu'ils menaçaient de boycotter. Le 10 mars, les représentants du SNE, du SEA et de trois organisations d'auteurs (Collectif des créatrices de bande dessinée, Snac BD (section BD du Syndicat national des auteurs et des compositeurs) et États généraux de la bande dessinée (EGBD)) avaient été reçus au ministère de la culture par Roland Husson, directeur adjoint du cabinet d'Audrey Azoulay, et par Silvy Castel, conseillère pour le livre, la musique et les jeux vidéos.
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