Des amours impossibles dans les salles obscures | Livres Hebdo

Par Vincy Thomas, le 06.11.2018 à 15h00 (mis à jour le 07.11.2018 à 14h07) Cinéma

Des amours impossibles dans les salles obscures

Niels Schneider, Virginie Efira dans « Un amour impossible »

Un amour impossible, Crazy rich asians, Un homme pressé et Kursk sortent en salle le 31 octobre. Quatre histoires, dont trois inspirées de faits réels, où les amours sont contrariées.

La fin des années 1950 à Châteauroux, en France. Rachel rencontre Philippe, ils donneront naissance à Chantal. C'est l'histoire d'Un amour impossible, réalisé par Catherine Corsini, qui sort en salle le 7 novembre, avec Virginie Efira et Niels Schneider dans les rôles principaux. Le film est l'adaptation du roman éponyme de Christine Angot, publié par Flammarion en 2015, en livre lu par l'auteure chez Gallimard dans la collection "Ecoutez lire", et en poche chez J'ai lu.

L'autofiction, prix Décembre 2015, s'est vendu à plus de 160000 exemplaires selon GFK. Pourquoi (pas) le Brésil et La peur du lendemain avaient été les seuls romans de Christine Angot adaptés au cinéma jusqu'à présent.

Singapour, de nos jours. Un jeune héritier d'un conglomérat multinational revient à Singapour à l'occasion du mariage de son meilleur ami. De New York, il arrive avec sa petite amie sino-américaine et issue d'un milieu défavorisé, qu'il a l'intention de demander en mariage. La famille du jeune homme va tout faire pour briser cet amour insupportable. Voilà pour le résumé de Crazy rich asians, film au casting 100% asiatique et surtout immense succès populaire aux Etats-Unis cet été.

La comédie romantique est adaptée du premier roman de Kevin Kwan, Crazy rich à Singapour, sorti chez Albin Michel en 2015 et en poche, sous le titre de Singapour millionnaire en 2016. Plus de 12000 exemplaires ont été écoulés en France pour ce Cendrillon bling-bling très traditionnel.
A Paris, c'est Alain (Fabrice Luchini) qui court après le temps. C'est Un homme pressé. Pas de place pour le reste, ni pour une gamine, ni pour un cocktail. Mais un accident cérébral stoppe sa course et il rencontre Jeanne (Leïla Bekhti), chargée de sa rééducation: il a perdu des fonctions essentielles comme le langage et la mémoire, ce qui n'est pas facile pour construire une relation sociale. Le scénario est la transposition pour le cinéma du livre de Christian Streiff qui racontait cette vie rompue nette dans J'étais un homme pressé (Cherche Midi, 2014), que la maison vient de rééditer.

En 2000, dans la mer de Barents, en Russie, le sous-marin nucléaire Koursk est victime d'une double explosion lors d'un exercice qui le coule à plus de 100 mètres de profondeur, avec une partie de l'équipage encore vivant. C'est cette épopée tragique que raconte Thomas Vinterberg dans Kursk. D'un côté, des marins tentant de survivre en attendant des secours avec leur chef, interprété par Matthias Schoenaerts. Sur terre, à Vidiaïevo, son épouse (Léa Seydoux) prend la tête d'un groupe de femmes et de mères pour obtenir un minimum d'information et de transparence dans un système qui a hérité des réflexes de la guerre froide. Un amour qui ne sera plus possible les unit...

L'histoire du Kursk a été retracé dans deux livres principalement: Kursk: tourmente d'acier, BD de Dimitri parue chez Glénat en 2000, et Sauvez le Kursk de Robert Moore, qui a inspiré le film, initialement publié en 2003, et enfin traduit et disponible en français chez L'Archipel depuis le 31 octobre.






 
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