La 51e cérémonie des César, qui récompensait les meilleurs films français de 2025, s'est tenue dans la soirée du jeudi 26 février à l'Olympia. Présentée par l'acteur Benjamin Lavernhe et présidée par l'actrice Camille Cottin, la soirée a vu cinq œuvres issues de l'univers du livre figurer parmi les lauréats, dont L'attachement qui repart notamment avec la statuette du meilleur film. Le film d'animation Arco, signé par le réalisateur et auteur de bandes dessinées Ugo Bienvenu a quant à lui, remporté deux récompenses.
- L'Attachement de Carine Tardieu a décroché trois statuettes, juste derrière Nouvelle Vague, grand vainqueur de la soirée avec quatre prix : L'attachement est récompensé pour le meilleur film, la meilleure adaptation et la meilleure actrice dans un second rôle pour Vimala Pons. Sorti en salles le 19 février, adapté librement du roman L'intimité d'Alice Ferney (Actes Sud, 2020), le film raconte la rencontre inattendue entre Sandra (Valeria Bruni Tedeschi), quinquagénaire indépendante et libraire féministe, et son voisin de palier (Pio Marmaï), jeune père de famille veuf. Le César de la meilleure adaptation a été remis à la réalisatrice aux côtés de ses co-scénaristes Raphaële Moussafir et Agnès Feuvre.
- L'Étranger de François Ozon repart avec le César du meilleur acteur dans un second rôle pour Pierre Lottin. Sorti en salles le 29 octobre, adapté du célèbre roman éponyme d'Albert Camus (Gallimard), le film plonge le spectateur dans l'Alger de 1938, suivant Meursault (Benjamin Voisin), jeune homme d'une trentaine d'années venant d'enterrer sa mère sans manifester la moindre émotion, peu à peu entraîné dans de sombres affaires par son voisin Raymond Sintès, incarné par Pierre Lottin.
- L'Inconnu de la Grande Arche de Stéphane Demoustier repart avec deux statuettes : le César des meilleurs décors et celui des meilleurs effets visuels. Sorti en salles le 5 novembre, tiré du roman La Grande Arche de Laurence Cossé (Gallimard), le film retrace le projet de construction de la Grande Arche de La Défense. En 1983, François Mitterrand (Michel Fau) lance un concours d'architecture international remporté, à la surprise générale, par l'architecte danois Otto von Spreckelsen (Claes Bang), dont les ambitions se heurteront rapidement aux réalités politiques.
- La Petite Dernière d'Hafsia Herzi, sorti en salles le 22 octobre, adaptation du roman éponyme de Fatima Daas (Notabilia/ Noir sur Blanc), repart avec le César du meilleur espoir féminin pour Nadia Melliti. Le film suit Fatima, 17 ans, qui quitte sa vie en banlieue pour intégrer une faculté de philosophie à Paris, où elle s'émancipe de sa famille et questionne son identité. Une consécration qui vient s'ajouter au prix d'interprétation féminine que la jeune actrice avait décroché au Festival de Cannes en 2025.
- Arco, réalisé par Ugo Bienvenu, est doublement récompensé : il remporte le César du meilleur film d'animation et celui de la meilleure musique originale pour Arnaud Toulon. Sorti en salles le 22 octobre, ce film d'animation n'est pas à proprement parler une adaptation d'un livre, mais il est signé Ugo Bienvenu, auteur de bandes dessinées et a donné lieu à un album chez Denoël Graphique. L'histoire se déroule en 2075 : Iris, une petite fille de 10 ans, recueille un mystérieux garçon vêtu d'une combinaison arc-en-ciel tombé du ciel, Arco, venu d'un futur lointain et idyllique où le voyage dans le temps est possible. Le sacre arrive près d'un an après avoir remporté le Grand Prix au Festival International du Film d'Animation d'Annecy, et à quelques jours d'une potentielle récompense aux Oscars, dont la cérémonie est prévue dans la nuit du 15 au 16 mars prochains à Los Angeles.
Les autres adaptations présentes dans la sélection
Cinq autres films issus de l'univers du livre figuraient dans la sélection sans décrocher de récompense : Ma mère, Dieu et Sylvie Vartan de Ken Scott (sorti le 19 mars), tiré du roman de Roland Pérez (Les Escales) ; La chambre de Mariana d'Emmanuel Finkiel (sorti le 23 avril), adapté du roman d'Aharon Appelfeld (Éditions de l'Olivier, 2008) ; Jane Austen a gâché ma vie de Laura Piani (sorti le 22 janvier), d'après Jane Austen Ruined My Life de Beth Pattillo (Monarch Books, 2009) ; Chien 51 de Cédric Jimenez (sorti le 15 octobre), adapté du roman éponyme de Laurent Gaudé (Actes Sud, 2022) ; et Amélie et la métaphysique des tubes de Maïlys Vallade et Liane-Cho Han (sorti le 25 juin), adapté de Métaphysique des tubes d'Amélie Nothomb (Albin Michel, 2000).
