Ancien journaliste devenu une figure de l’édition française, Denis Bourgeois est mort à Paris le 17 mars. Né en 1946, l’éditeur et agent littéraire a consacré sa vie aux livres.
Débuts dans le journalisme
Après des débuts dans la presse, notamment au magazine Elle, Denis Bourgeois est entré en 1979 aux éditions Grasset, alors dirigées par Jean-Claude Fasquelle, aux côtés d’Yves Berger et de Bernard-Henri Lévy. Il y effectue une longue carrière et accède au poste de directeur général en 1992. En 2000, il devient P-DG de Calmann-Lévy mais reste moins d'un an en poste, contraint au départ par la direction d'Hachette Livre.
L'année suivante, en 2001, il rachète les éditions Balland à Jean-Jacques Augier, qu’il dirige jusqu’en 2004.
« Un talent certain pour repérer et construire des grands auteurs »
Denis Bourgeois rejoint ensuite le groupe Editis, où il devient directeur éditorial du domaine français des Presses de la Cité et de son fleuron « Terres de France ». Jointe par Livres Hebdo, l'ancienne directrice générale Béatrice Duval, qui fut l’une de ses proches collaboratrices, lui rend hommage : « J'ai eu la chance de travailler avec Denis à la tête des Presses de la Cité. C'était un éditeur remarquable, avec un talent certain pour repérer et construire des grands auteurs comme Michel Bussi ou, plus récemment, Céline Denjean. Mais c'était aussi un ami cher, un homme cultivé, charmant, drôle, attentif. »
Après son départ à la retraite en 2016, Denis Bourgeois poursuit son activité dans le monde du livre en fondant son agence littéraire, La Compagnie des lettres, structure qu’il dirige à Paris. Il y continue notamment sa collaboration avec Michel Bussi.
« Un grand professionnel de l’édition »
Michel Lafon, proche de l’éditeur également joint par Livres Hebdo, confie : « Denis était un grand professionnel de l’édition, avec qui ma relation au fil des ans, s’est transformée en amitié sincère et profonde. D’une fidélité et d’une élégance rares, qui n’eurent d’égales que sa courtoisie, sa pudeur et son érudition, il savait apprécier les plaisirs de la vie, sans jamais se détourner du monde des lettres, pour lequel il s’est investi jusqu’à la veille de sa mort. »
