Cyclo-biblio 2019: #HaPar à part | Livres Hebdo

Par Vincy Thomas, le 07.06.2019 à 17h34 (mis à jour le 07.06.2019 à 18h00) Du Havre à Paris 8

Cyclo-biblio 2019: #HaPar à part

HaPar. C'est le nom de cette 6e édition de Cyclo-biblio, qui rejoint Le Havre à Paris du 31 mai au 6 juin 2019. La vélorution des bibliothèques poursuit sa route le long de la Seine, filant vers la région parisienne. Olympe Crocq (Bibliothèque Denis Diderot, Bondy) se souvient de cette folle semaine à pédaler...

Voilà que s’achève le Cyclo-biblio « Hapar » !  Il porte bien son nom : il est vraiment à part et restera gravé dans nos mémoires !
 
Je me souviendrai - et mes mollets également !- des 330 kilomètres que nous avons parcourus.

Je me souviendrai de la forme des bibliothèques du Havre : vase d’Alvar Aalto pour l’universitaire, volcan pour la municipale Niemeyer.

Je me souviendrai des 13 traversées de la Seine diaboliquement associée à 13 crevaisons.

Je me souviendrai des bibliothèques fabuleuses dans des villes de taille pourtant modeste : la bibliothèque de Pont-Audemer avec ses beaux jeux en bois, la bibliothèque du Val d’Hazey à la signalétique soignée, la bibliothèque de Saint-Marcel avec ses merveilleuses assises de tout type, la bibliothèque de Verneuil avec son architecture mêlant ancien et moderne.

Je me souviendrai des « ALLEEEEZ ! » d’encouragements des cyclothécaires.

Je me souviendrai de l’ambition du plan de lecture public de la Médiathèque départementale de l’Eure.

Je me souviendrai du moment où, perdus, nous avons affronté la pluie, crispés sur nos freins et sous nos capes de pluie.

Je me souviendrai qu’il ne faut pas construire de bibliothèques entièrement vitrées à cause des problèmes thermiques que cela peut engendrer.

Je me souviendrai des attentions des bibliothécaires pour leurs publics : les distributeurs de boules quies, la mise à disposition de plaid, le coin boissons chaudes directement accessible au public.

Je me souviendrai du regard hypnotisé des enfants qui voyaient une ligne de 50 cyclistes défiler en gilet.

Je me souviendrai que, si le numérique a toute sa place en bibliothèque, ce n’est pas sous n’importe quelle forme : nous avons vu bien des écrans dysfonctionner ou diffuser des images sans intérêt.

Je me souviendrai de la circulation parisienne, parfaitement inadaptée aux vélos.

Je me souviendrai de l’enthousiasme avec lequel nous avons été reçus dans les bibliothèques, des buffets pléthoriques qui nous ont été offerts, de l’accueil au son du piano dans la bibliothèque de Louviers.

Je me souviendrai des paysages merveilleux que nous avons traversés : des formes géométriques répétitives et quasi conceptuelles des zones industrielles, des bocages normands au vert tendre, des champs de coquelicots, des bordures débordantes de roses de Giverny et des longs bords de Seine sous le soleil.

Je me souviendrai, enfin et surtout, de la bienveillance extraordinaire et de la volonté de partager de tous les cyclothécaires !
 
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