Du 2 au 4 octobre, les bibliothèques de toute la France ont été invitées pour la troisième année par le ministère de la Culture à organiser des événements. Des festivités à l’unisson intitulées Biblis en folie, vouées à devenir un rendez-vous aussi célèbre que les Journées du Patrimoine.
Tendance aux reading parties
Bilan ? Le ministère décompte 3 000 rendez-vous sur son agenda partagé, comme l’année dernière. Mais avec cette nouveauté : la participation de la Guyane et de la Corse. Pour les régions les plus actives, le ministère retient l’Île-de-France, suivie par les Hauts-de-France et la région Auvergne-Rhône-Alpes.
Et partout, des idées originales pour promouvoir le livre : marathons de lecture, karaokés-lecture, lectures dans le noir, en pyjama, à la torche, musicales, théâtralisées, à voix haute… Si l’édition précédente avait vu fleurir les clubs de lecture, cette année semble être celle des reading parties, ces rendez-vous où l’on lâche son téléphone pour se retrouver dans un café par exemple, et lire en silence, collectivement.
D’une pierre deux coups
Pour accueillir ces animations, des bibliothèques ont exceptionnellement ouvert le dimanche. D’autres ont stratégiquement concentré les festivités pour un coup de projecteur sans épuiser les équipes, comme la métropole européenne de Lille qui a positionné Les nuits des bibliothèques durant Biblis en folie, en proposant plus de 150 événements. D’autres encore en ont profité pour célébrer le bicentenaire de la photographie. Plus d’une quarantaine d’événements programmés durant Biblis en folie se sont également inscrits dans le cadre de la Fête de la science lancée le même week-end.
Et certaines ont attendu ces journées pour organiser leur inauguration, comme la médiathèque intercommunale du Thouarsais (dans les Deux-Sèvres, qui a ouvert en septembre), la médiathèque Mozaïc (au Landreau, en Loire-Atlantique, ouverte en mai), la médiathèque intercommunale Le Huit (aux Herbiers, en Vendée), la médiathèque intercommunale Jean-Michel Bollé (rénovée il y a un mois à Redon, en Ille-et-Vilaine) ou encore la médiathèque Princesse Niama, à Saint-Denis de la Réunion.
Rôle accru des bibliothèques départementales
Le ministère a appelé les médiathèques départementales à amplifier leur participation en organisant des événements et en soutenant des petites bibliothèques : commandes groupées d’affiches, saisie de la programmation du département dans l’agenda partagé du ministère de la Culture…
Lequel a, pour la première fois, organisé son propre événement : une reading party géante dans les jardins du Palais Royal. L’après-midi, trois comédiens ont déclamé des passages du recueil D’une bibliothèque à l’autre (La manufacture de livres, 2025), dans lequel 40 auteurs ont écrit sur leurs liens avec les bibliothèques.
Le ministère de la Culture s'est montré particulièrement investi cette année, en déployant la même stratégie que d’autres médiathèques, celle du rassemblement. Il a concentré la campagne de communication (sur des affiches, dans les journaux, à la télévision, à la radio, sur les réseaux sociaux…), la publication de chiffres clés des bibliothèques en 2025 (annonçant avec des records de fréquentation et d’emprunt) et ce présent bilan.