Le groupe de presse et d’édition Bayard annonce une nouvelle étape dans la mise en œuvre de son plan stratégique CAP 2029, lancé fin 2025. Dans un contexte de « profondes évolutions du marché de la presse et de l’édition », l’entreprise indique devoir « consolider sa performance économique » afin de poursuivre sa mission « de manière responsable et durable ».
Une stratégie de diversification
Depuis plusieurs mois, le groupe affirme mener « de nombreux projets structurants » pour consolider ses activités historiques et rendre son modèle « plus efficace et rentable ». Cette stratégie passe notamment par une diversification de ses offres.
Parmi les initiatives annoncées figurent le lancement prochain d’une gamme de jeux pour adultes, ainsi qu’une application internationale de prières, Living With Christ.
Dans cette dynamique, Bayard a également officialisé l’acquisition d’une participation majoritaire dans Kingoland, un parc d’attractions situé dans le Morbihan. Le groupe présente cette opération comme « une opportunité stratégique rare » permettant une « diversification durable et pleinement cohérente avec sa vocation ».
Ouvert en 2014, le parc attire un public familial et intergénérationnel. Selon le groupe, les parcs d'attractions constituent aujourd’hui « des lieux clés de socialisation et de partage intergénérationnel ». Bayard indique vouloir s’appuyer sur le fondateur du parc, Dominique Leroux, pour accompagner ce développement.
Cette acquisition intervient quelques semaines après l'annonce du rachat de la maison d'édition québécoise La Pastèque, spécialisée en BD et jeunesse, par le groupe Bayard Canada, filiale de Bayard. Une opération motivée par la volonté de renforcer la présence de La Pastèque en France.
Un plan de compétitivité
Parallèlement, le groupe a annoncé un plan de compétitivité comprenant notamment « un plan d’économies de ses dépenses externes ».
Il prévoit également l’ouverture d’une procédure d’information en vue de consulter les comités sociaux et économiques concernant la mise en place de plans de sauvegarde de l’emploi (PSE) au sein de Bayard SA et Milan. Ces mesures, « précédées d’un plan de départs volontaires », pourraient concerner jusqu’à 59 postes, soit 5 % des effectifs du groupe en France. Un plan de licenciements économiques « de moins de 10 salariés » est par ailleurs annoncé au sein de Bayard Service.
Le groupe affirme vouloir conduire ces échanges « dans le respect des valeurs dont il s’est toujours prévalu » et insiste sur son attachement au dialogue social.
Une transformation présentée comme nécessaire
En annonçant ces mesures, Bayard indique vouloir « avancer avec responsabilité, en combinant exigence économique, innovation et fidélité à sa mission ». Cette étape est présentée comme s’inscrivant dans « une trajectoire globale de transformation » destinée à assurer la pérennité du groupe.
