Québec

84 entreprises québécoises et françaises rappellent Renaud-Bray à ses responsabilités

Une des librairies Renaud-Bray, avenue du Parc à Montréal. - Photo © DR

84 entreprises québécoises et françaises rappellent Renaud-Bray à ses responsabilités

Intervenant dans le conflit qui oppose le distributeur Dimedia à la première chaîne de librairies québécoises, des libraires et des éditeurs des deux côtés de l’Atlantique s’étonnent que Renaud-Bray veuille bouleverser un “écosystème de la diffusion du livre au Québec” dont elle a largement profité.

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Par Fabrice Piault,
Créé le 25.06.2014 à 17h11,
Mis à jour le 25.06.2014 à 18h30

84 entreprises, québécoises et françaises, du secteur du livre, dont de nombreux éditeurs diffusés par Dimedia, publient, mercredi 25 juin, un communiqué considérant que “Renaud-Bray menace la chaîne du livre” à travers le conflit qui l’oppose au distributeur montréalais.

Rappelant qu’“en 1995-1996, Renaud-Bray s’est placé sous la loi de la faillite” et que “pendant cette période la plupart des diffuseurs de livres ont appuyé Renaud-Bray et accepté une restructuration qui leur a fait perdre 70% de la créance afin de garder cette chaîne de magasins en vie”, ils s'inquiètent que le numéro un de la librairie au Québec, “après avoir bénéficié d'un cadre législatif et professionnel favorable, veuille, maintenant qu’il est en position dominante, le démolir pour imposer de nouvelles règles à son avantage et au détriment de l’écosystème de diffusion du livre au Québec”.

Le communiqué est signé par 33 libraires québécois et 3 libraires canadiens hors Québec; 25 éditeurs québécois et canadiens dont 400 coups, Alto, Boréal, Ecosociété, L’instant même, Mécanique générale, La Peuplade, Quartanier et Septentrion; et 23 éditeurs européens dont Anne-Marie Métaillié, Christian Bourgois, La Martinière, Minuit, Payot & Rivages, Philippe Rey, Sabine Wespieser et Seuil.

Cette prise de position intervient deux semaines après que Blaise Renaud, P-DG de Renaud-Bray, a demandé dans un communiqué la révision de la “loi 51” sur le développement des entreprises québécoises dans le domaine du livre défendue par les associations d’éditeurs, de distributeurs et de libraires québécois, mais qu’il juge “désuète”.

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