Quelques adaptations au 71e Festival de Cannes | Livres Hebdo

Par Vincy Thomas, le 12.04.2018 à 15h47 (mis à jour le 12.04.2018 à 16h00) Cinéma

Quelques adaptations au 71e Festival de Cannes

L'affiche du 71e Festival de Cannes - Photo MAQUETTE PAR FLORE MAQUIN - PHOTO EXTRAITE DE "PIERROT LE FOU" PAR GEORGES PIERRE

Des écrivains en compétition, des adaptations de livres inédits en France en sélection officielle et de nombreux documentaires sur des sujets politiques composent le programme du Festival de Cannes qui débutera le 8 mai.

Le 71e Festival de Cannes (8-19 mai) a dévoilé sa sélection officielle, jeudi 12 avril, en attendant quelques ajouts qui seront communiqués dans les prochains jours et le dévoilement d’autres sélections (Cannes Classics, Quinzaine des réalisateurs, Semaine de la Critique).
 
Dans ce panthéon du cinéma d’auteur où les scénarios sont souvent écrits par les réalisateurs eux-mêmes, quelques adaptations surgissent en compétition officielle et à Un certain regard. Le jury présidé par Cate Blanchett aura a jugé une vingtaine de films parmi lesquels les récentes œuvres de Asghar Farhadi (en ouverture), Stéphane Brizé, Matteo Garrone, Jia Zhang-ke, Nadine Labaki ou encore Jafar Panahi…
 
Dans cette liste, où il y a moins « d’habitués » que les années précédentes, on remarque la présence d’un abonné de la Croisette : Lee Chang-dong. L’ancien ministre de la culture sud-coréen, par ailleurs écrivain (Nokcheon, Seuil, 2005), est en compétition avec Burning, d’après la nouvelle d’Haruki Murakami Les granges brûlées que l’on retrouve dans le recueil L’éléphant s’évapore (10-18, 2009, et Magnard, 2017).
 
Autre auteur japonais en compétition : Tomoka Shibasaki dont le livre Netemo Sametemo, paru en 2010 au Japon chez Kawade et inédit à l’étranger, est adapté sous le titre Asako I & II  par Ryusuke Hamagushi, plusieurs fois récompensé avec Happî awâ sorti en 2015.
 
Toujours en compétition, Spike Lee revient grâce à Blackkklansman, avec Adam Driver en tête d’affiche. Il s’agit de l’adaptation du récit autobiographique éponyme de Ron Stallworth (Penguin, à paraître en juin 2018 aux Etats-Unis, inédit en France) dans lequel un policier noir du Colorado infiltre le Ku Kux Klan.
 
On note aussi parmi les films en compétition Le livre d’image, essai cinématographique de Jean-Luc Godard (dont un cliché du film Pierrot le fou sert illustre l’affiche de cette année). Les éditions Amsterdam viennent de publier Notre Godard : inventions du cinéma politique (1966-1973), de David Faroult. Toujours en compétition, le nouveau film de Christophe Honoré, Plaire aimer et courir vite, dont le dernier roman, Ton père, est paru en septembre dernier au Mercure de France.
 
Dans la section Un certain regard, on remarque la présence de Border d’Ali Abbasi, d’après une nouvelle du Suédois John Lindqvist Ajvide qu’on retrouve dans le recueil Let the Old Dreams Die, non traduit en France. Rafiki (Friend), de Wanuri Kahiu, s’inspire quant à lui d’une nouvelle de l’auteure ougandaise Monica Arac de Nyeko, Jambula Tree, Caine Prize en 2007, également inédit en France.
 
Enfin, parmi les films hors compétition et en séances spéciales, outre une nouvelle aventure de Star Wars (plusieurs livres sont programmés en mai chez PI Kids, Panini Comics et Hachette Jeunesse autour du personnage vedette de ce spin-off, Han Solo), on explorera différents champs politique ; l’apartheid en Afrique du Sud (The State against Mandela), les réfugiés de la vallée de la Roya (A tous vents), les camps de travaux forcés en Chine (Les âmes mortes), Mai 68 (La traversée, par Romain Goupil et Daniel Cohn-Bendit) et le pape François (Un homme de parole, de Wim Wenders).
 
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