Quel est le livre le plus emprunté par les officiels de l'ONU ? | Livres Hebdo

Par Pierre Georges, le 08.01.2016 à 14h30 (mis à jour le 08.01.2016 à 15h00) Bibliothèque

Quel est le livre le plus emprunté par les officiels de l'ONU ?

Une thèse sur l'immunité des chefs d'Etats jugés pour crimes de guerre a été le livre le plus emprunté en 2015 à la bibliothèque du siège de l'Organisation des Nations unies à New-York. 

Le personnel du secrétariat de l'Organisation des Nations unies (ONU) et les délégations nationales qui y siègent s'intéressent de près à l'immunité des chefs d'Etats de la planète. Immunity of heads of state and state officials for international crimes (L'immunité des chefs d'Etats et des représentants de l'Etat visés pour des crimes de guerre) a été en effet la publication la plus consultée en 2015 dans la bibliothèque de l'ONU, située au siège new-yorkais des Nations unies.

L'information, repérée par le blog Big browser du Monde.fr, a été révélée le 31 décembre 2015 via un tweet du compte officiel de la bibliothèque Dag Hammarskjöld, du nom de l'ancien secrétaire général de l'ONU (1953-1961). 

Seul le personnel du secrétariat de l'ONU et les délégations nationales sont habilités à accéder à cette bibliothèque, fermée au public. 

L'immunité des chefs d'Etat et des représentants de l'Etat face aux crimes de guerre est une thèse de Ramona Pedretti de l'université de Lucerne, publiée par Nijhoff. Selon le site Vox, la chercheuse y répond à des questions de droit, notamment sur les risques encourus par les chefs d'Etats et les officiels en cas de crimes de guerre jugés par les tribunaux internationaux.

Elle y explique que deux formes d'immunité sont dans ce cas possibles: l'immunité ratione personae qui "empêche des chefs d'Etat en exercice d'être soumis à la juridiction pénale étrangère", et l'immunité ratione materiae, qui "protège les actes officiels de l'examen par des tribunaux étrangers".

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