Loi Anti-Amazon

Pour le SLF, un livre expédié à domicile coûte plus cher qu'un livre acheté en librairie

Pour le SLF, un livre expédié à domicile coûte plus cher qu'un livre acheté en librairie

Se félicitant de l'application de la loi encadrant les conditions de vente à distance des livres, le Syndicat de la Librairie Française explique qu'il est désormais plus intéressant pour le consommateur d'aller acheter son livre dans une librairie plutôt que sur Internet.

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Par Vincy Thomas,
Créé le 11.07.2014 à 16h47,
Mis à jour le 11.07.2014 à 17h02

Dans un communiqué daté du 11 juillet, le Syndicat de la Librairie Française (SLF), se félicite de l'application de la loi encadrant les conditions de vente à distance des livres, communément appelée loi "anti-Amazon".

Pour le SLF, cette loi rééquilibre la concurrence entre les "pure players" et les libraires en interdisant la réduction de 5% et le franco de port pour l'expédition de livres à domicile. Dorénavant, "un livre expédié à domicile coûte plus cher qu'un livre acheté ou retiré en librairie", selon le Syndicat. Le rabais de 5% ne peut-être qu'appliqué à un achat de livre acheté ou retiré en librairie.

Le SLF donne un exemple concret : "Pour un livre dont le prix de vente, fixé par l'éditeur, est de 10 euros, le prix Amazon ou Fnac.com sera de 10,01 euros (les deux sites ayant décidé de faire payer un centime d'euro la livraison, ndlr) contre 9,5 euros en librairie avec la réduction de 5%."

Le SLF cible nommément Amazon et la Fnac. "Amazon communique sur son nouveau tarif d’expédition à 1 centime d’euro, laissant entendre qu’il arrive à contourner la loi « encadrant les conditions de vente à distance » qui vient d’entrer en application. Les libraires considèrent au contraire que cette loi va contribuer à rééquilibrer les conditions de concurrence entre eux et les vendeurs en ligne. Quant à la Fnac, dont le site est le deuxième sur le marché, on peut s’étonner qu’elle ne se soit toujours pas mise en  conformité avec la loi" explique le communiqué.

Pour le Syndicat, Amazon cherche à contourner la loi sur le prix unique du livre, dite Loi Lang de 1981, depuis son arrivée en France en tentant de casser les prix, "non par souci du consommateur mais pour éliminer ses concurrents et détenir un monopole sur le marché du livre".

Avant la nouvelle loi, qui permettait à Amazon d'appliquer systématiquement le rabais de 5% sur le prix des livres et la gratuité des frais d'expédition sans minimum d'achat, "tout livre vendu par Amazon conduisait à une vente à perte", perte commpensée par l'évasion fiscale pratiquée par le groupe américain. 

Avec la nouvelle loi, cette "concurrence déloyale" n'est plus possible, selon le SLF. 

Commentaires (6)

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Micheline

il y a 6 ans à 01 h 37

Oui mais ... la librairie, il faut y aller ! Et les trajets, les problèmes pour se garer ... Cela finit par revenir plus cher ... Cercle vicieux.


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olivier

il y a 6 ans à 09 h 53

Oui micheline, vous avez raison, c'est comme aller au travail, aller en vacances, aller au cinéma : il faut prendre sa voiture, se garer... restez chez vous, ne partez surtout pas en vacances.... et le plaisir dans tout cela, le plaisir de rencontrer des gens, de sentir l'âme de votre centre ville, le plaisir de vivre la vraie vie, pas la virtuelle. Si tout cela ne compte pas pour vous, oui restez chez vous. Je ne vous dis pas cela avec amertume, mais la différence entre acheter sur internet et dans un magasin ( que ce soit du livre ou autre) est la même qu'entre un bouquet de fleurs naturelles et en plastiques. Réfléchissez y : la fleur en plastique a des avantages incroyables ; pas besoin de l'arroser, ne fane jamais, garde ses couleurs, on la parfume suivant son humeur ... que des avantages, comme internet...


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toussaint

il y a 6 ans à 11 h 35

il y a, à l'l'heure actuelle le moyen de satisfaire tout le monde 1° oui allez chez le libraire -à condition que celui-ci est le livre en magasin- sinon il faut qu'il le commande donc attente 2°le commander par "internet"- il y a des depots qui reçoivent les livres sans frais - car il ne faut pas oublier, que tous les lecteurs n' ont pas à leur disposition un libraire ou maison de presse dans leur ville.


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bernard

il y a 6 ans à 13 h 25

Toussaint, effectivement quand on a pas près de chez soit un point de vente culturel, c'est indispensable. Mais il faut savoir que Amazon (pour ne pas le citer) fait plus des 2/3 de son CA dans les grandes agglomérations et tout cela sans s'acquitter ou très peu de l'impôt en France. Quand à votre point n° 1 (le libraire n'a pas le livre souhaité), le libraire peut le commander et vous le garder à disposition dans un délai assez court, là aussi nous voulons tout et tout de suite comme des enfants gâtés. Rappelez vous enfant quand nous attendions le 25 décembre. Méditez " le plaisir est dans l'attente".


b

bernard

il y a 6 ans à 13 h 10

Olivier a résumé d'une très belle manière l'acte d'acheter du livre ou autre sur internet. On dit pas qu'il faut supprimer le commerce en ligne mais prenez du plaisir dans vos achats "VIVEZ".


C

Christian

il y a 6 ans à 16 h 45

Les libraires ronronnent depuis 30 ans, date à laquelle je faisais mes études de langues : commander des bouquins en allemand ou en espagnol, c'était la galère et ça n'a pas changé. Encore aujourd'hui, plus d'un mois pour essayer d'avoir un livre en espagnol. Quant aux livres édités en France et qu'il faut commander, c'est une semaine voir plus et s'ils ont été édités, il y a 1 ou 2 ans et quand c'est possible. Reste Internet ou Amazon qui satisfait en quelques jours une grande partie des besoins. Je pense que lorsqu'on désire un livre, 0.51 euro n'est pas un critère premier pour venir l'acheter en libraire d'autant que souvent on ne commande pas qu'un seul livre. D'autre part, un grand nombre d'habitants vit aujourd'hui à l'extérieur des centres-ville où se situent encore les librairies. Et dans ses territoires aucun libraire, il y a pourtant du potentiel. Je précise que J'achète sur le net chez des libraires qui ont une boutique, chez Amazon et dans les libraires. Le véritable problème des libraires, ce n’est pas qu'Amazon ou la Fnac.


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