liberté d'expression

Pour le SLF, les librairies "doivent rester des lieux de débat"

La librairie Folies d'encre à Montreuil

Pour le SLF, les librairies "doivent rester des lieux de débat"

Dans un communiqué, le Syndicat de la librairie française condamne l’intervention de manifestants lors d’un débat organisé par la librairie Folies d’Encre, à Montreuil, le 19 février.

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Par Nicolas Turcev,
Créé le 24.02.2020 à 16h47,
Mis à jour le 24.02.2020 à 17h00

Le Syndicat de la librairie française (SLF) "condamne fermement" l’irruption de manifestants lors d’un débat organisé par la librairie Folies d’encre à Montreuil, le 19 février, entre l’ancien président de la République, François Hollande, et des jeunes. L’ex-dirigeant politique faisait la promotion de sa bande dessinée Leur République expliquée aux jeunes et aux moins jeunes, parue chez Glénat.
 
"Parce que l’on ne peut interdire le débat au nom du droit à faire entendre un désaccord politique, nous condamnons très fermement ces actions et tenons à réaffirmer le rôle que les librairies tiennent et continueront de tenir au cœur de notre république," fait valoir le SLF. Pour le Syndicat, cet événement "montre que les librairies cessent, aux yeux de certains, d’être respectées en tant que lieux qui font vivre […] le débat d’idées et la diversité des opinions."
 
L’organisme souligne que cette altercation intervient quelques semaines après la destruction partielle d’un stock de livres de la librairie Meura, à Lille, qui participait à l’organisation, là encore, d’un débat entre des étudiants et François Hollande. Pour le SLF, ces actions témoignent de la "multiplication d’actes d’intimidations et de dégradations à l’encontre de librairies".
 
Contactée par Livres Hebdo, la directrice de Folies d’encre, Amanda Spiegel, a précisé que les manifestants "n’étaient pas physiquement violents". "C'était clairement des activistes, ils le revendiquaient, a-t-elle affirmé. La seule façon de les faire sortir, c'était de faire appel aux policiers, mais j'ai refusé leur intervention". La libraire a toutefois regretté que les manifestants "n’étaient pas dans le débat" et que "tout ait été si réducteur".

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