Potion magique pour les éditions Albert-René (2/7) | Livres Hebdo

Par Vincy Thomas, le 13.07.2016 à 17h55 (mis à jour le 13.07.2016 à 18h00) Sept éditeurs en forme

Potion magique pour les éditions Albert-René (2/7)

Chaque mercredi pendant l'été, Livres Hebdo présente un éditeur français parmi ceux dont le chiffre d'affaires à particulièrement augmenté au cours de l'année passée. Cette semaine, les éditions Albert-René, 6e au palmarès des plus fortes croissances 2015 établi par Livres Hebdo.

Avec 13,725 millions d'euros de chiffre d'affaires en 2015, les éditions Albert-René, filiale d'Hachette Livre, pèsent autant que l'éditeur Codes Rousseau et un peu plus que Grasset (voir numéro 1091 du 24 juin). L'éditeur fait un bond de 74,8% par rapport à l'année précédente, soit la 6e plus forte croissance parmi les 200 éditeurs répertoriés dans le classement de Livres Hebdo.

Avec 6 millions d'euros de plus qu'en 2014, la maison peut une nouvelle fois remercier son héros gaulois. Le 36e volume des aventures d'Astérix, Le papyrus de César, sorti fin octobre, est évidemment la raison principale de cette forte croissance. L'album signé Jean-Yves Ferri et Didier Conrad s'est vendu à 1,62 million d'exemplaires en 2015, soit la meilleure vente de livres tous formats confondus. Outre les ventes, l'éditeur gère aussi les droits dérivés des personnages créés par René Goscinny et Albert Uderzo. 

Créée en 1979 par Uderzo, deux ans après le décès de Goscinny, la société, entièrement détenue par Hachette Livre, avait également réédité deux albums de la série au printemps 2015. Avec un catalogue de 51 titres, qui comprend aussi les autres BD de Goscinny et Uderzo (Jehan Pistolet, Oumpah-Pah), Albert-René dépend énormément des nouvelles publications d'Astérix.

Grâce aux royalties du Parc Astérix (près de 2 millions d'entrées) et d'innombrables déclinaisons (la société a aussi touché des droits d'auteur sur la sortie à l'international d'Astérix: Le domaine des Dieux, qui a cumulé 14 millions d'euros de recettes en 2015), sans compter les ventes à l'étranger (le 36e album a été tiré à 4 millions d'exemplaires dans le monde) assurent chaque année aux éditions Albert-René de confortables revenus, même sans une nouvelle rasade de potion magique.
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