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Pertes accrues : Amazon plonge en bourse

Parodie du logo d'Amazon

Pertes accrues : Amazon plonge en bourse

Malgré une forte croissance de son chiffre d'affaires, l'action d'Amazon a plongé de 12% hier après l'annonce d'une perte plus importante que prévue et bien plus grosse que l'an dernier.

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Par Vincy Thomas,
Créé le 25.07.2014 à 11h14,
Mis à jour le 25.07.2014 à 12h00

Jeudi 24 juillet, Amazon a annoncé ses résultats financiers pour le deuxième trimestre, qui se clôturait le 30 juin: les pertes sont accrues et plus lourdes que prévues pour le géant du commerce en ligne. La hausse des ventes n'a pas suffit à compenser les investissements du groupe dans de nouveaux produits et services.

Amazon a enregistré une perte nette de 126 millions de dollars (environ 94 millions d'euros), contre 7 millions de dollars au deuxième trimestre l'an dernier. Le chiffre d'affaires a augmenté de 23%, pour s'élever à 19,34 milliards de dollars (14,4 milliards d'euros environ) contre 15,7 milliards de dollars l'an dernier.

La bourse de New York a rapidement réagi : le cours de l'action a chuté de plus de 12%. Pas de quoi inquiéter Jeff Bezos, persuadé que sa stratégie est payante à long terme. Pourtant, les prévisions pour le troisième trimestre ne sont guère plus favorables puisqu'Amazon prévoit encore des pertes opréationnelles de 410 à 810 millions de $! Un grand plongeon puisqu'au troisième trimestre de 2013, elles n'avaient été que de 25 millions de $. Et au deuxième trimestre, les pertes opérationnelles ont été améliorées, comparées à l'an dernier (15 millions de $ en 2014, 79 millions de dollars en 2013). 

Des nouveaux produits de plus en plus coûteux

La croissance des ventes, estimées entre 15 et 26% pour le troisième trimestre, ne suffit plus. 

Le cybermarchand a-t-il les yeux plus gros que le ventre? En lançant son smartphone, décrié par les experts et critiques, en investissant massivement dans des contenus audiovisuels et vidéo-ludiques, et même dans les produits frais alimentaires, ou en écornant sa rentabilité avec un service comme Kindle Unlimited, un abonnement qui permet aux lecteurs du Kindle de lire un nombre illimité d'ouvrages numériques pour un prix fixe de 9,99$, le groupe de Seattle fait douter ses actionnaires.

Amazon continue pourtant sa conquête agressive. "Nous n'essayons pas d'optimiser nos profits à court terme", justifie Tom Szkutak, directeur financier d'Amazon, préférant vanter la réduction des délais de livraison ou la livraison sept jours sur sept dans les grandes villes américaines.

L'international représente aujourd'hui 38% des ventes du groupe.

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