Pour sa 14e édition, le prix de la littérature arabe, porté par la Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe, a retenu neuf ouvrages avant une remise prévue en décembre 2026 à l’Institut du monde arabe, dans le cadre de la Semaine de la langue arabe.
La sélection
- Taleb Alrefai, L’impossible roman de l’honorable monsieur K., traduit de l'arabe par Luc Barbulesco (Actes Sud)
- Hoda Barakat, Hind ou la plus belle femme du monde, traduit de l'arabe par Luc Barbulesco (Sindbad/Actes Sud)
- Inam Bioud, Houaria, traduit de l'arabe par Lotfi Nia (Philippe Rey)
- Samira El Ayachi, Madame Bovary, ma mère et moi (l’Aube)
- Jadd Hilal, Ici commence la terre (Elyzad)
- Imane Humaydane-Younes, Chansons pour les ténèbres, traduit de l'arabe par Marianne Babut (Gallimard, collection Verticales)
- Karim Kattan, Septentrionale (Elyzad)
- Ramsès Kefi, Quatre jours sans ma mère (Philippe Rey)
- Xavier Le Clerc, Le garçon ébloui (Gallimard)
Une récompense ancrée entre deux rives
Créé en 2013, le prix distingue un auteur ou une autrice originaire d’un pays de la Ligue arabe, pour un ouvrage écrit en arabe et traduit en français, ou directement rédigé en français. Sa dotation s’élève à 8 000 euros. Une mention spéciale de 2 000 euros récompense par ailleurs le traducteur d’un ouvrage retenu dans la sélection finale.
Au fil de ses éditions, la récompense a notamment couronné Jabbour Douaihy en 2013, Mohammed Abdelnabi en 2019, Jokha Alharthi en 2021, Amira Ghenim en 2024, puis Nasser Abu Srour, lauréat 2025 pour Je suis ma liberté (Gallimard). Paru en janvier 2025, l'ouvrage s'est écoulé à 3 225 exemplaires d'après les données NielsenIQ BookData de la base Electre.
L’automne pour départager les finalistes
Le jury est présidé par Alexandre Najjar, avocat et écrivain, lauréat du Grand Prix de la Francophonie 2020. Il doit se réunir à l’automne, avant des rencontres littéraires avec les finalistes prévues en novembre à la Bibliothèque de l’Institut du monde arabe. La remise aura lieu en décembre 2026.