Michiel Kolman, lobbyiste du livre | Livres Hebdo

Par Hervé Hugueny, à Francfort, le 10.10.2018 à 19h03 (mis à jour le 10.10.2018 à 20h00) Francfort 2018

Michiel Kolman, lobbyiste du livre

Michiel Kolman

Le président de l’Union internationale des éditeurs a évoqué l’action de son organisation dans la défense du droit d’auteur.

Le projet de directive européenne sur le droit d’auteur, toujours en discussion, et l’exception pédagogique au Canada, qui produit les effets redoutés, sont les deux dossiers les plus sensibles à propos desquels Michiel Kolman, président de l’Union internationale des éditeurs (UIE), a évoqué l’action de son organisation, lors d’une intervention à la foire de Francfort, le 10 octobre, au coté de Michael Healy, directeur chargé des relations internationales du Copyright Clearance Center (CCC).

Au Canada, la loi instaurant une exception pédagogique très large a été votée en 2012 et a eu le temps de produire les effets que redoutaient les éditeurs, dans la baisse de leur revenu, divisant aussi les droits de copie par 10. En attendant d’obtenir un changement, à la faveur des révisions périodiques prévues dans la législation canadienne, l’UIE utilise cette situation comme un contre exemple absolu face aux pouvoirs publics d’autres pays qui seraient tentés par la même politique, mettant en avant la chute de la production qui réduit drastiquement l’offre de manuels pour les étudiants, ainsi que les réductions d’effectifs dans les maisons concernées, voire des fermetures pour les plus petites d’entre elles.

Avec la directive européenne, l’alerte a été chaude après un premier vote défavorable début juillet au Parlement européen, suivi d’un retournement de situation en septembre. Les opposants, utilisés en sous main par les grands groupes des nouvelles technologies selon Michiel Kolman, se sont finalement montrés très maladroits par leur campagne très agressive à l’encontre des députés, alors que l’UIE, en soutien de la Fédération européenne des éditeurs, en première ligne sur ce dossier, a mis en œuvre une approche de lobbying qui s’est au final montrée plus efficace. La mobilisation conjointe de tous les secteurs culturels a aussi fait la preuve de sa bonne organisation, a souligné Michiel Kolman.

La dernière partie de l’action à mener parmi les instances de l’Union européenne relèvera aussi du lobbying plus classique, avant la décision finale concernant le projet de directive sur le droit d’auteur.

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