Lectures toutes options aux Correspondances de Manosque | Livres Hebdo

Par Michel Puche, le 27.09.2014 à 11h53 (mis à jour le 27.09.2014 à 12h00) Manifestation

Lectures toutes options aux Correspondances de Manosque

Olivier Adam et Simonetta Greggio en signature à Manosque - Photo MICHEL PUCHE

Les Correspondances de Manosque, du 24 au 28 septembre, offrent au public tous les formats possibles de lectures, de la sieste littéraire à la lecture-projection.

A Manosque, tout peut commencer par une sieste, littéraire bien sûr. Celle présentée vendredi 26 septembre au théâtre Jean-le-Bleu, lors des Correspondances, a réuni le quintet spécialiste du genre (Bastien Lallemant, Maëva Le Berre, Seb Martel, JP Nataf et Jil Caplan) et trois auteurs (Serge Joncour, Simonetta Greggio et Yves Pagès). La demi-pénombre et l'accompagnement acoustique aidant, les spectateurs ont pu fermer les yeux, s'allonger sur des coussins, somnoler et se laisser pénétrer par les extraits de textes, les chansons du groupe et ses musiques. Un dispositif idéal pour mettre en valeur des auteurs qui ne sont pas tous des bêtes de scène et qui peuvent ainsi bénéficier d'un habillage musical avantageux.

Mais l'exercice peut être aussi plus dépouillé et il requiert alors l'engagement total de l'auteur, seul en scène. Dans cet esprit, on a pu voir ensuite Olivia Rosenthal, défendant avec une rare présence ses Mécanismes de survie en milieu hostile (Verticales). Et qui mieux que Pascal Quignard, prenant la suite dans la grande salle de ce même théâtre, pouvait dire – et habiter – des extraits de son œuvre (Mourir de penser, Grasset) ? Pour l'une comme pour l'autre, point n'est besoin de convoquer de comédien.

Reste que des comédiens, il fallait en trouver pour l'ultime spectacle de la journée, « Les correspondances littéraires de Robert Doisneau ». C'est le tandem Eric Caravaca-François Morel, accompagné à la guitare par Bastien Lallemant, qui a illustré les liens du photographe avec Prévert, Cendrars ou Robert Giraud. Les photos de Doisneau défilaient à l'écran pendant la lecture : la banlieue de Paris, l'Amérique, sans oublier les carnets de transhumance de l'artiste au pays de Giono, ce qui n'a pas manqué de combler le public manosquin.

Sur les mêmes thèmes (4 articles)

close

S’abonner à #La Lettre