En mars prochain, à Reims, le Pop Women Festival fêtera sa 5e édition. Dans le week-end du 5 au 7, le public pourra (re) découvrir cet événement pluridisciplinaire unique en son genre, qui célèbre la créativité féminine et engagée sous toutes ses formes. Au programme : concerts, performances, soirées et tables rondes ainsi que de nombreuses rencontres avec des autrices à l'instar d'Alison Bechdel, Anna Margueritat, Taous Merakchi et bien d'autres.
Le livre mis en avant
D'autres projets ont émergé du festival, à l'instar de la Pop Women Sélection, un repère éditorial que les organisateurs ont souhaité créer pour accompagner les lecteurs et les lectrices dans leurs choix et soutenir des œuvres considérées comme « particulièrement fortes, pertinentes ou singulières dans le paysage éditorial contemporain. » Les ouvrages sélectionnés pourront s'appuyer sur une visibilité nationale : ils seront identifiables en librairie grâce à un sticker dédié et bénéficieront d'une mise en avant relayée par la direction artistique du festival, ses évènements partenaires et ses réseaux de communication à l'échelle nationale.
En 2026, la sélection s’enrichit avec la bande dessinée La dialectique du calbute sale d’Ovidie et Audrey Lainé (Marabulles), ainsi que l’album Lou Andreas-Salomé, si tu veux une vie vole-la de Séverine Vidal et Olivia Sautreuil (Bayard Graphic). Cinq nouveaux ouvrages rejoignent aussi la liste : La Marche des femmes de Michelle Perrot, Annick Cojean et Sophie Couturier (Albin Michel), Le Syndrome de l’imposteur d’Éric Giacometti, Céline Bracq et Fanny Briant (Marabulles), Nos amours modernes (ouvrage collectif) dirigé par Titiou Lecoq, Guillaume Daudin, Stéphane Jourdain et Renée Greusard (L’Iconoclaste), Chaudes d’Élise Thiébaud et Elléa Bird (Le Lombard), et Un été loin des hommes de Fabienne Blanchut, Catherine Locandro et Thomas Campi (Dargaud).
D’autres titres viendront la compléter tout au long de l’année, affirmant une ligne éditoriale engagée, exigeante et résolument contemporaine, au croisement de la création, du débat et de la transmission. « J’ai souhaité organiser un festival qui mette en avant la création féminine, mais j’avais aussi envie de parler d'égalité homme-femme », déclarait Céline Bagot, fondatrice et directrice de Pop Women Festival, à Livres Hebdo en 2025. Je crois sincèrement que la culture agit souvent là où on ne l'attend pas. Les livres qu'on lit, les images que l'on regarde, les chansons qu'on fredonne modifient doucement notre manière de regarder le monde. Dans ce festival, la bande dessinée, la littérature, la musique et les arts visuels deviennent des points de rencontre, des espaces de circulation, des façons d'ouvrir des discussions sans les imposer. »
