Disparition

Monument du théâtre, le comédien et metteur en scène Robert Hossein, connu pour son rôle du comte de Peyrac dans la série Angélique ainsi que ses méga-productions sur scène, est décédé jeudi 31 décembre, a annoncé son épouse, la comédienne Candice Patou, à l'AFP.
 
Il est décédé "ce matin à l'hôpital" après "un problème respiratoire", a-t-elle indiqué, confirmant une information du Point. L'acteur avait fêté ses 93 ans la veille.
 
80 ans de carrière entre théâtre et cinéma
 
Né en 1927, il décide à 15 ans de se consacrer à l’art dramatique et se forme auprès de René Simons. Il rencontre Jean-Paul Sartre et joue dans Haute surveillance, pièce de Jean Genet. En 1950, il remplace au pied levé Daniel Gélin dans La neige était sale, adaptation théâtrale d’un roman de Georges Simenon. 
 
En 1970, il prend en charge le théâtre populaire de Reims, expérimentant un théâtre traité comme un véritable spectacle cinématographique et dirige le théâtre Marigny pendant huit ans.
 
Au cinéma, sa carrière s'accélère avec le film de Jules Dassin, Du rififi chez les hommes. Il tourne ensuite avec Jean Gabin avant de devenir un des acteurs favoris de Roger Vadim. En 1955, il réalise son premier film, Les salauds vont en enfer, une adaptation de la pièce de théâtre de son ami Frédéric Dard, dans lequel il est également acteur. Après Pardonnez nos offenses, qu'il réalise en 1956, et Toi le venin, il devient en 1964 un héros romantique, en incarnant Joffrey de Peyrac dans Angélique Marquise des Anges, et dans trois autres films de la série. Dans un registre plus intimiste, il est l'un des interprètes de La musica de Marguerite Duras, en 1967. 
 
Des ouvrages sur la spiritualité
 
Elevé dans la religion juive, il s'est converti à 40 ans à la foi catholique. Sa foi a inspiré ses ouvrages. Il est l’auteur de plusieurs titres sur la spiritualité comme N’ayez pas peur de croire (Lattès, 2007) dans lequel, avec la journaliste Delphine de Malherbe, il cherche à renouer avec le spirituel dans une société devenue trop cynique. Dans ce dialogue, les deux auteurs abordent avec émotion les grands thèmes qui relient l'humain, l'art, la science et la foi.
 
Avec Je crois en l'homme parce que je crois en Dieu (Presses de la Renaissance, 2016), il raconte comment sa foi profonde a orienté ses choix artistiques, notamment la réalisation d'un spectacle sur Jean-Paul II au Palais des sports de Paris en 2007 ou un autre sur la Vierge aux sanctuaires de Lourdes en 2011.

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