Les éditions Glénat renforcent leur offre d'ouvrages dédiés à la montagne et aux océans. À raison de 6 à 10 titres par an, la nouvelle collection « Latitude Aventure » entend partager des récits d’aventure au sens large, mais toujours en lien avec la nature. Huit publications sont prévues au cours du premier semestre 2026 et deux autres en septembre, avec des tirages compris entre 3 000 et 10 000 exemplaires.
Une collection plus ouverte
Marion Blanchard, directrice éditoriale de la collection, partage la volonté de la maison de renouveler les anciennes collections « Homme et Montagne » et « Homme et océan » en créant une nouvelle collection qui réunit ces thèmes.
« Ces noms de collection avaient le mérite d’identifier clairement le sujet, mais en même temps, ils étaient enfermant. Nous avons des textes qui méritent d’entrer en littérature et le nom de collection "Homme et Montagne" pouvait représenter un obstacle », confie la directrice à Livres Hebdo. Ainsi, le nom de la collection sera moins mis en avant qu’auparavant, étant par exemple absent des couvertures.
De plus, Marion Blanchard nous confie que certaines autrices ne se reconnaissaient pas dans le nom de collection, problème auquel les éditions voulaient remédier. Cette refonte a aussi été l’occasion de revoir la maquette qui, d’après l’éditrice, « avait un peu vieilli ».
« L’aventure au sens large »
La volonté d’élargir la collection se ressent à la fois dans la variété des formats : essais, biographies, romans, récits ; mais aussi dans le choix des sujets. « L’aventure, c’est au sens large, c’est l’aventure humaine. Ça peut être le récit d’exploits en montagne, en mer, le Vent des globes par exemple, mais aussi une association qui emmène des gens en grande précarité en montagne. Ce n’est pas seulement des récits d’exploit », explique Marion Blanchard.
L’accent sur l’écologie
Les collections de Glénat autour de la montagne et de l’océan avaient toujours eu une portée écologique. « Mais nous avons la volonté d’aller plus loin avec cette collection », complète la directrice éditoriale. La maison explique vouloir proposer des textes variés allant d’un manifeste d’un militant comme celui de Paul Watson, à des textes plus poétiques, qui donneraient envie de protéger la nature de manière plus indirecte.
Un départ avec Paul Watson
« Latitude Aventure » a débuté, le 7 janvier, avec le manifeste du militant écologiste canado-américain Paul Watson, SOS océans en détresse. Fondateur de Sea Shepherd Conservation Society, organisation qui œuvre pour préserver la vie marine, le militant a été regardé par le monde entier suite à son emprisonnement, après un mandat d’arrêt international émis par le Japon.
Alors que le réchauffement climatique est de plus en plus discuté et de moins en moins pris au sérieux, selon Marion Blanchard, il était important pour la maison de publier un auteur qui ait « la capacité de transmettre ses connaissances et ses convictions avec éloquence et limpidité ». Ce nouveau manifeste intervient aussi à la lumière de sa participation à la dernière COP.
Couverture, SOS océans en détresse ! de Paul Watson (Glénat)- Photo GLÉNATPour télécharger ce document, vous devez d'abord acheter l'article correspondant.
Des auteurs et des titres variés
« Latitude Aventure » annonce ainsi la couleur en dévoilant les sept prochains titres à venir, tous très variés. Le 21 janvier paraîtra Fils du vent de Jérémy Bigé et Va voir là-bas si tu existes de Jac-Yves Le Chat. Suivront le 4 mars, La vie par la face Nord de Camille Audibert, le 8 avril, France, retour au quai de l’oubli de Vincent Malfère, puis Les enfants de la montagne de Luis González Sarmiento paraîtra le 22 avril, suivi par Ce jour-là, d’Yvan Estienne le 6 mai et L’océan, ma source d’inspiration de Yannick Bestaven, le 20 mai.

