La Paris Games Week en 6 adaptations | Livres Hebdo

Par Nicolas Turcev, le 29.10.2018 à 17h53 (mis à jour le 29.10.2018 à 18h00) Jeux vidéo

La Paris Games Week en 6 adaptations

Photo CAPTURE D'ÉCRAN DU JEU FRANKENSTEIN, NAISSANCE D'UN MYTHE / COPYRIGHT ARTE-LA BELLE GAMES

Le salon parisien consacré à la culture vidéoludique ferme ses portes mardi 30 octobre. Retour sur six œuvres inspirées par la littérature qui ont marqué l’évènement.

Chaque année, des centaines de milliers d’aficionados du jeu vidéo se pressent au Parc des Expositions pour tester les dernières nouveautés présentées à la Paris Games Week. L’édition 2018 du salon, qui se clôt mardi 30 octobre, a également ravi les amateurs de littérature puisque certains des titres les plus marquants montrés au public puisent leur inspiration dans les livres et la bande dessinée. Livres Hebdo a retenu six œuvres qui ont capté l’attention des festivaliers.
 
1 – Astérix et Obélix XXL2
 
Les Gaulois inventés par Goscinny et Uderzo occupent une place de choix à la Paris Games Week. Prévu pour le 29 novembre sur les consoles Nintendo Switch, Playstation 4, Xbox One et sur PC, le jeu d’aventure Astérix et Obélix XXL 2 édité par Microïds s’étale sur quatre bornes sur le stand d’Orange. Sans surprise, le but du jeu consiste à triompher des légionnaires romains par tous les moyens possibles, mais surtout en se castagnant.
Photo CAPTURE D'ÉCRAN DU JEU ASTÉRIX ET OBÉLIX XXL 2 / COPYRIGHT MICROIDS
Le collectif Arttitude, qui a édité une série de beaux livres consacrés aux arts graphiques contemporains, a par ailleurs accompagné la présentation du jeu d’un live painting. Côté cinéma, un film d'animation intitulé Astérix et le secret de la potion magique, doit débarquer en salles le 5 décembre 2018.

2 – Déraciné
 
La palme du projet le plus intrigant revient à Déraciné, un jeu en réalité virtuelle présenté sur le stand de Sony. Le studio japonais From Software, connu pour la série de jeux gothiques Dark Souls, s’est basé sur l’œuvre du poète écossais William Sharp (1805-1905) – aussi connu sous le nom de plume Fiona MacLeod – pour imaginer le récit d’étudiants reclus dans une école du XIXe siècle.
 
Entièrement jouable à la première personne, réalité virtuelle oblige, Déraciné propose au joueur d’incarner une fée qui hante les couloirs de l’établissement. Son rôle consiste à tenter de nouer un lien avec les élèves à travers la résolution de diverses énigmes. Le jeu paraîtra le 6 novembre sur Playstation VR, le casque de réalité virtuelle de Sony.


 
3 – Metro Exodus
 
Les Ukrainiens du studio 4A Games ont fait le déplacement à la Paris Games Week pour dévoiler de nouvelles images de Metro Exodus, le troisième opus d’une série de jeux de tir dystopique adaptée du livre Métro 2033 (Atalante, 2010) de l’écrivain russe Dmitri Gloukhovski. Dans une Russie ravagée par l’hiver nucléaire, les survivants se sont réfugiés dans les tunnels du métro moscovite, où rodent mutants et habitants hostiles.
 
Les évènements de Metro Exodus prennent place peu après ceux du roman Metro 2035 (Atalante, 2017), qui concluait la première trilogie de Dmitri Gloukhovski. Le héros, Artyom, tente de s’échapper vers l’Est à bord d’une locomotive. Comme dans les précédents opus, le joueur devra survivre dans un environnement extrêmement hostile, éviter de succomber aux radiations et se défendre des attaques grâce à un arsenal d’armes à feu. La sortie du jeu est prévue pour le 22 février 2019 sur Playstation 4, Xbox One et PC.


 
4 – Jump Force
 
Présent sur tous les grands salons depuis son annonce en juin 2018, le jeu de combat Jump Force de l’éditeur japonais Bandai Namco a attiré les foules à la Paris Games Week. Et pour cause : le titre réunit les plus grandes figures du manga dont Naruto (Masashi Kishimoto, édité chez Kana depuis 2002), Goku (Dragon Ball d'Akira Toriyama, édité chez Glénat depuis 1993) et Luffy (One Piece d'Eiichiro Oda, édité chez Glénat depuis 2000) qui doivent s’affronter dans des environnements aux graphismes réalistes.
 
A l’occasion de l’évènement parisien, Bandai Namco a révélé une nouvelle addition au casting en la personne de Nicky Larson, personnage principal du manga City Hunter (Panini, 2005) de Tsukasa Hojo, bien connu des trentenaires. Le justicier de l’ombre qui a fait les belles heures du Club Dorothée durant les années 1990 connaît d’ailleurs un regain de popularité. Au printemps, confronté à la rupture de ses stocks, Panini Manga a annoncé réimprimer les principaux tomes de l'édition deluxe de City Hunter, tandis qu’une adaptation en film doit paraître le 6 février 2019 en France. La sortie de Jump Force est quant à elle calée le 15 février 2019, sur Playstation 4, Xbox One et PC.



5 – Call of Cthulhu
 
La maison française Focus Home Interactive s’est invitée sur le stand "Made in France" de la Paris Games Week pour faire la promotion de Call of Cthulhu, un jeu horrifique basé sur l’œuvre de H. P. Lovecraft (1890-1937). Plus précisément, le titre développé par le studio francilien Cyanide est une adaptation numérique du jeu de rôle papier éponyme créé par Chaosium et sorti en 1981.
 
L’histoire se déroule dans les années 1920, à la frontière du mythe et de la réalité. Le joueur incarne Edward Pierce, un enquêteur qui devra tenter de se frayer un chemin dans un monde inquiétant peuplé d’anciens dieux et inspiré par les romans du Cycle du rêve du célèbre auteur américain. La parution de Call of Cthulhu coïncide avec la fermeture du salon, le mardi 30 octobre. Le jeu est disponible sur Playstation 4, Xbox One, Nintendo Switch et PC.


 
6 – Frankenstein, naissance d’un mythe
 
Lui aussi présent dans l’espace "Made in France", le jeu narratif Frankenstein, naissance d’un mythe permet de se glisser dans la peau de l’écrivaine Mary Shelley (1797-1851). Le jeu s’inspire librement du best seller intemporel Frankenstein ou le Prométhée moderne (Corréard, 1821), paru il y a tout juste deux cents ans au Royaume-Uni.

Le studio La Belle Games, soutenu par Arte, veut faire vivre au joueur la genèse de l’écriture de ce chef-d’œuvre gothique du XIXe siècle, conçu lors d’un séjour au bord du Lac Léman à l’été 1816. A travers une série de joutes verbales avec des figures iconiques du monde littéraire de l’époque tels que l’amant de Mary, Percy Shelley (1792-1822), ou bien le poète Lord Byron (1788-1924), le joueur doit construire, pas à pas, la trame de cette soirée où une écrivaine de légende s’est révélée.
Photo LA BELLE GAMES-ARTE
D’ores et déjà jouable en ligne sur le site d’Arte, Frankenstein, naissance d’un mythe devrait s’enrichir d’un jeu plus complet, attendu pour 2019. De son côté, la chaine franco-allemande diffusera mercredi 31 octobre un documentaire consacré au mythe de la créature qui reviendra sur la genèse du roman épistolaire de Mary Shelley: Le funeste destin du docteur Frankenstein, de Jean Froment et Jérôme Perrault.
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