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La Fédération française de randonnée pédestre marche vers le changement

Grégorie Lartigot, directeur général de la Fédération française de randonnée pédestre - Photo Livres Hebdo

La Fédération française de randonnée pédestre marche vers le changement

La Fédération française de randonnée pédestre, qui publie chaque année entre 50 et 60 titres, principalement des Topoguides, a présenté ce 18 mars son plan fédéral 2021-2028 à l’occasion du salon Destinations nature. D’ici 2023, l’instance prévoit de repenser son offre éditoriale.

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Par Charles Knappek
Créé le 18.03.2022 à 18h42 ,
Mis à jour le 18.03.2022 à 21h38

Premier sport pratiqué en France avec 27 millions d’adeptes selon une étude nationale menée en décembre 2021 par Union Sport Cycle pour le compte de la Fédération française de randonnée pédestre (FFRP), la randonnée connaît depuis deux ans un engouement sans précédent : 56 % des Français âgés de plus 18 ans ont déclaré pratiquer la randonnée ou la marche loisir au cours des 12 derniers mois, loin devant le vélo (34 %) et la natation (30 %). Et si le taux de pratique est élevé, il est surtout en très forte progression depuis ces dernières années : en 2014, seuls 37 % des Français se déclaraient randonneurs.

C’est forte de ce contexte favorable que la FFRP a présenté ce 18 mars son plan fédéral 2021-2028 en marge du salon Destinations nature, organisé à Paris, porte de Versailles. Les chantiers ne manquent pas pour l’instance, qui dénombre autour de 220 000 licenciés (70 ans de moyenne d’âge) et dispose d’un budget d’environ 11 millions d’euros : consolidation du réseau d’itinéraires, diversification des terrains de pratique (chemins côtiers, parcours urbains et péri-urbains, longe-côte…) ou encore protection du patrimoine sont à l’ordre du jour d’un programme qui compte bien offrir à la FFRP une place sportive et médiatique en rapport avec son importance dans les pratiques des Français. D’ici 2028, l’instance ambitionne d’atteindre les 500 000 licenciés.

Une important activité d'éditeur

Le plan 2021-2028 offre également à la Fédération l’occasion de mieux défendre et exploiter sa marque, en particulier dans le cadre de son activité éditoriale. « Nous sommes une fédération atypique car nous avons cette importante activité d’éditeur de Topoguides, souligne Grégorie Lartigot, le directeur général. L’un des enjeux pour nous, aujourd’hui, est de remettre à plat cette activité et de voir dans quelle mesure nous pouvons la développer. »

Pour ce faire, la FFRP a organisé en interne des Assises de l’édition afin d’établir un état des lieux de son activité d’éditeur et d’en remettre à plat les grands points de la chaîne de valeur : édition, recherche d’auteurs, contrats, aspects juridiques, droits d’auteurs, fabrication, impression, promotion… une dizaine de thématiques ont été identifiées avec en ligne de mire la question de la diversification de l’offre. « Pourquoi ne ferions-nous pas de la carte, du beau-livre, du livre jeunesse ou encore des jeux de société ?, interroge Grégorie Lartigot. Nous entamons aujourd’hui une phase de concertation avec tous les acteurs de la Fédération et nos partenaires en vue d’une redéfinition de la stratégie éditoriale, si le calendrier le permet, dès 2023. » Le directeur général n’exclut pas non plus de moderniser les couvertures, la maquette et la structure des Topoguides. « Toutes les idées sont bonnes à prendre, ajoute-t-il. La phase de concertation est ouverte, nous verrons à terme ce que nous garderons. »

Un nouveau diffuseur/distributeur ?

En amont de ce travail de prospective, la FFRP a profité de l’arrivée à échéance de son contrat de diffusion/distribution avec la Sofedis pour lancer une consultation auprès de l’ensemble des acteurs du marché. Elle devrait annoncer d’ici « la fin avril » le nom de son nouveau diffuseur/distributeur.

La FFRP lancera également avant la fin du printemps une appli « Ma Rando », qui proposera un accès aux GR et, entre autres, un service de géolocalisation. « Nous aurions dû sortir cette appli depuis longtemps, poursuit Grégorie Lartigot. Elle va nous permettre de toucher des randonneurs non licenciés et d’en inciter une partie à rejoindre la Fédération. » « Ma Rando » n’arrive cependant pas en terrain conquis : le segment des applis de randonnée est déjà bien occupé avec des acteurs comme Visorando, IGNrando, AllTrails, OpenRunner, Komoot ou, plus récemment Decathlon Outdoor.

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