La bibliothèque nationale irakienne numérise ses fonds pour se protéger de l'Etat islamique | Livres Hebdo

Par Pierre Georges, avec Associated Press, le 05.08.2015 à 15h55 (mis à jour le 05.08.2015 à 16h16) International

La bibliothèque nationale irakienne numérise ses fonds pour se protéger de l'Etat islamique

La Bibliothèque nationale irakienne, détruite lors d'un incendie en 2003. - Photo WIKIMEDIA COMMONS

Estimant ses fonds menacés par l'Etat islamique (EI), la bibliothèque nationale de Bagdad, en Irak, se lance dans un vaste projet de numérisation.

La bibliothèque nationale de Bagdad, en Irak, a lancé un projet de grande envergure prévoyant la numérisation de ses œuvres, après que des milliers de documents ont été perdus ou endommagés par la guerre avec les Etats-Unis, rapporte l’Associated Press. La menace posée par l'Etat islamique, qui veut détruire l'histoire et la culture du pays, est également à l'origine de ce projet titanesque visant à préserver des millénaires d'histoire.
 
Les employés s’affairent ainsi dans les chambres noires du bâtiment pour photographier quelques-uns des manuscrits les plus précieux, selon l’Associated Press. L’un des responsables, Mazin Ibrahim Ismail, a d’ailleurs indiqué à l’agence de presse qu’il testait la technique avec des documents du ministère de l'Intérieur datant de l’époque du dernier monarque irakien, Faiçal II, qui a régné de 1939 à 1958.

Dans la nuit du dimanche 22 février dernier, les combattants du groupe Etat islamique avaient déjà détruit la bibliothèque publique de la ville de Mossoul, toujours en Irak. 8 000 documents étaient partis en fumée. En décembre 2014, les mêmes combattants avaient également brûlé la bibliothèque de l'université de Mossoul. 
 
La bibliothèque nationale de Bagdad a été créée en 1920 par les Britanniques grâce à des dons. Au début de l’offensive américaine de 2003, un incendie criminel avait détruit 25% des livres et 60% des archives, y compris des documents inestimables de la période ottomane, d’après l’Associated Press.

close

S’abonner à #La Lettre