Une presqu'île battue par les vents, des falaises abruptes, des marées capricieuses, des criques sauvages… Et des secrets que l'on croyait ensevelis à jamais. Une fête d'été. Deux familles que tout semblait unir, avant que deux morts ne viennent les briser.
Un retour aux sources contrasté
Dans La Dernière des Wilberforce, son sixième roman (paru aux éditions L'Iconoclaste), Julia Kerninon emprunte les codes du thriller psychologique sans jamais renoncer à ce qui fait la singularité de son écriture : une langue d'une précision remarquable, sensorielle et profondément incarnée. L'autrice retrouve ses thèmes de prédilection, comme la famille, le poids du secret, la place des femmes, la maternité et l’écriture, mais s'aventure aussi sur de nouveaux territoires : l’adolescence, les fratries, la zone grise des violences. Le premier tirage s'étend à 18 000 exemplaires selon son éditeur.
Dix ans après avoir quitté ce lieu chargé de souvenirs, Waldo revient sur la presqu'île à l'invitation de sa mère, Diane Schnabel, écrivaine à succès. Elle organise une réception luxueuse, comme si le faste pouvait tenir le passé à distance. Pourtant, sur cette terre où se sont joués les premiers émerveillements, les premières amitiés et les premiers émois du protagoniste, tout finit par resurgir. Autrefois, les étés avaient le goût de l'insouciance. Waldo et son frère Adam grandissaient aux côtés d'Annabel et d'Olivia Wilberforce, enfants de la famille emblématique de la presqu'île. Une amitié presque fusionnelle, presque « cosmique ». Mais l'enfance cède inévitablement la place aux tourments de l'âge adulte.
Dix ans ont passé et ce soir-là, Diane a convié toute la petite communauté : Max, le père des garçons ; Eva, la mère des filles, longtemps son amie la plus proche ; Naomi, la cadette, qui n’était qu’une enfant à l’époque. La réception est somptueuse, l’air sent le sel et les pins, la nature est d’une beauté presque indécente. Mais à mesure que la nuit tombe, la fête se fissure et devient un théâtre de confrontations : chacun est forcé de regarder en face ce qu’il a fait, ignoré ou tu.
La Dernière des Wilberforce Julia Kerninon - Photo L'ICONOCLASTEPour télécharger ce document, vous devez d'abord acheter l'article correspondant.
Avec La Dernière des Wilberforce, Julia Kerninon construit un roman choral, alternant les points de vue et les temporalités pour dévoiler, par touches successives, les failles de chacun. Chaque changement de perspective apporte un nouvel éclairage, remettant sans cesse en question les certitudes du lecteur. Au fil des pages, l'autrice explore avec finesse le passage de l'enfance à l'âge adulte, la violence des héritages familiaux, la complexité des liens d'amitié et d'amour. Elle s'attarde également sur ses personnages féminins, loin des figures héroïques ou idéalisées : des femmes traversées par le désir, empêchées par les conventions, cherchant à conquérir leur liberté.
Peu à peu, le lecteur s'enfonce dans cette atmosphère aussi envoûtante qu'oppressante, jusqu'à ne plus pouvoir refermer le livre avant d'avoir percé les derniers secrets.
Un livre demandé par les libraires
À l'occasion du Forum, 43 ouvrages ont été proposés sur NetGalley, générant un total de 4 848 demandes de lecture. Parmi les titres les plus sollicités figure La Dernière des Wilberforce de Julia Kerninon (174 téléchargements), le positionnant en troisième place parmi les titres les plus demandés.
Cette campagne s'adressait principalement aux libraires et aux bibliothécaires, tout en étant ponctuellement ouverte aux journalistes, aux rédacteurs spécialisés (blogueurs, bookstagrameurs, booktubeurs…) ainsi qu'aux personnels éducatifs. À ce jour, les demandes se répartissent entre 1 230 libraires, 664 bibliothécaires, 345 rédacteurs, 55 personnels éducatifs et 53 journalistes, témoignant d'un fort intérêt des libraires pour livre pour cette sélection.
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