Etats-Unis

Quoi de mieux qu’un autodafé pour faire passer un message? L’auteur américain à succès James Patterson fait de nouveau parler de lui avec une capsule vidéo de 30 secondes  mettant en scène une foule de gens en train de jeter des livres au feu. Une manière d'illustrer son engagement pour sauver les librairies, les bibliothèques et encourager les enfants à lire davantage.
 
L’écrivain, qui s’est déjà engagé à verser 1 million de dollars aux librairies américaines et 250 000 £ aux libraires indépendants anglais, a voulu cette fois attirer l’attention du président des Etats-Unis Barack Obama sur la précarité de la lecture dans son pays. En voix off, lorsque la vidéo se lance, James Patterson dit : "Des livres sont jetés au feu en ce moment aux Etats-Unis. Vous êtes invités. Spécialement les enfants. Vous voyez, ils font fermer vos librairies de quartier. Ils font fermer les bibliothèques. Les éditeurs sont à l’agonie. La littérature américaine sera la prochaine dans les flammes". L’auteur crie alors "Assez !" puis conclut ainsi : "Je suis James Patterson. Nous pouvons mettre un terme à l’autodafé."



Cette vidéo provocante se fait l’écho d’une pétition en ligne, lancée le jeudi 19 novembre par l’auteur de polars, qui s’adressait directement à Barack Obama. James Patterson appelait le président des Etats-Unis à s’engager, une fois par mois, à apparaître en public muni d’un livre, à se rendre dans une bibliothèque ou une librairie, et à déclarer officiellement être concerné par l’importance primordiale de la lecture. "Si 100 000 personnes signent cette pétition dans les 30 jours, le gouvernement se devra d’y donner suite", insiste l’auteur américain sur son site Internet.
 
Dans une interview accordée au Daily Beast, James Patterson explique sa volonté d’interpeller directement le président des Etats-Unis dans ses actions de défense du livre et de la lecture : "C’est pour faire davantage de bruit. C’est se dire "Essayons de faire s’engager quelques politiciens". Plus que tout, j’aimerais qu’ils se lèvent au Congrès pour dire qu’ils sont inquiets du niveau de lecture dans ce pays. J’aimerais que chaque membre du Congrès parle de ce sujet, et qu’ensuite cela fasse la Une des journaux."
 

Commentaires (1)

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vazemsky

il y a 6 ans à 00 h 10

Les pauvres, on devrait leur envoyer tous les livres surproduits qui passent au pilon: autodafe économique invisible. Ou alors tous les livres écrits en des langues étrangères à celle parlées par le lecteur, autodafe de fait, brûlé à la base par son parti pris linguistique. L'autodafe est le principe même de la lecture, je lis, et mon regard brûle, en diagonale, quand ça m'embête, le texte répudié... le livre est balancé s'il ne me plait pas. Chaque acte d'acaht est un autodafe, j'en sauve un mais laisse les autres: je n'achète pas tous les livres de la librairie rien que pour les sauver. J'achète ceux qui me plaisent. Je fais ma petite sélection, naturelle. Mon petit combat... C'est vrai aussi que la mort technique d'une liseuse avec 5000 livres stockés tombant dans l'eau du bain est moins specatculaire qu'un feu, brulôt, à connotations historiques fortes, et fait pour surtout pour être vu. Et récolter de l'argent pour les auteurs, euh non pardon pour les éditeurs et les libraires. Mais ça va ils ne brûlent que "des livres", une espèce de matière vague, une production de choses en papier avec du texte dessus, aucun livre en particulier... Aucun texte. ( dimitri vazemsky, spécialiste mondial de l'autoautodafé: http://word-grundtvigprojet.tumblr.com/post/97957203233/auto-auto-da-fe)


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