Franck Bondoux : « Je ne ferai pas un festival au rabais »

Anne-Laure Walter

Franck Bondoux : « Je ne ferai pas un festival au rabais »

A deux mois de la 37e édition du festival de BD d'Angoulême, le délégué général Franck Bondoux réagit à la déclaration du maire de la ville qui annonce ne plus prendre en charge l'intégralité des prestations techniques, soit 400 000 euros.

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Par Anne-Laure Walter,
avec alw,
Créé le 30.10.2009 à 00h00,
Mis à jour le 30.10.2009 à 00h00

Dans une interview au journal Sud-Ouest mercredi 28 octobre, Philippe Lavaud, le maire d'Angoulême, partenaire financier essentiel du Festival international de la bande dessinée qui doit se tenir du 28 au 31 janvier 2010, a fait savoir qu'il n'entendait pas régler intégralement la facture du montage des bulles (espaces éphémères d'exposition) dans le centre-ville, une prestation estimé à 400 000 euros qui s'ajoute à la subvention d'un million d'euros allouée par la mairie.

Le délégué général de la manifestation, Franck Bondoux, que Livres Hebdo a joint vendredi 30 octobre, ne décolère pas à la suite de cette annonce, « à huit semaines de l'événement ». « Depuis début octobre, dit-il, je suis alerté sur le fait que la ville aura des difficultés à assurer l'intégralité des prestations techniques à savoir le montage des bulles, des camions, barrières, des cables et branchements électriques. Mais une telle annonce publique, à quelques semaines du festival affecte l'image de marque de la manifestation et nous affaiblit auprès de nos partenaires éditeurs, sponsors comme la Fnac, la SNCF ou la Caisse d'épargne... »

Est-ce à dire que le festival créé en 1974, dont le budget s'élève à 3,5 millions d'euros, va être pour la première fois annulé ? « Je refuse un débat de cette nature, je ne fais pas de chantage. Cependant, je ne sais pas faire la même chose avec moins d'argent. Je ne ferai pas un festival au rabais, je ne trahirai pas la confiance des éditeurs. », poursuit-il. « Pour le moment je suis un organisateur de salon qui ne sait pas s'il lui restera à payer 5 000, 50 000 ou 150 000 euros pour les prestations techniques. On ne peut travailler dans ces conditions. La mairie dit que les autres collectivités territoriales pourraient prendre en charge une partie de ces frais mais je les ai rencontrées et ce n'est pas acquis du tout ».

Le conseil régional et le conseil général participent déjà à hauteur de 200 000 euros chacun, et la communauté d'agglomération verse un peu plus de 50 000 euros selon La Charente Libre.

Franck Bondoux s'inquiète aussi d'une éventuelle baisse de la subvention de 1 million d'euros allouée par la municipalité dans le cadre d'un nouveau plan triennal qui doit être élaboré pour les éditions 2011 à 2013.






30.10 2009

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