Depuis la mise en ligne de ChatGPT et de ses homologues génératifs, un raz-de-marée de robots écrivains et d'illustrations artificielles s'est abattu sur l'édition américaine. Non sans son lot de détracteurs. Outre les scénaristes hollywoodiens en grève, des écrivains comme George R. R. Martin (Games of Thrones) ont, avec le soutien de l'association Authors Guild, porté plainte contre OpenAI, accusant l'entreprise d'entraîner son IA sur des versions piratées d'œuvres protégées. Dans une première tentative d'encadrement juridique de l'outil technologique, le Bureau américain des droits d'auteur (United States Copyright Office) a finalement refusé en août dernier d'intégrer des images générées par l'intelligence artificielle dans le répertoire des œuvres protégées. Exception faite de celles réalisées sous la férule d'une main humaine. Une première pour le pays du copyright qui, à l'inverse des pays européens, avait jusque-là tendance à préférer la protection de l'œuvre au droit moral propre à l'auteur. Désormais, la justice américaine tente de mener une politique du « cas par cas », évaluant pour chaque production aidée d'une IA le degré d'intervention humaine dans le processus de création. 

03.11 2023

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