Education artistique et culturelle : l’offre en activités pour les jeunes est mal répartie | Livres Hebdo

Par Véronique Heurtematte, le 23.01.2015 Education artistique et culturelle

Education artistique et culturelle : l’offre en activités pour les jeunes est mal répartie

Espace jeunesse de la bibliothèque des Champs libres, Rennes métropole. - Photo RICHARD VOLANTE-ARCHI C. DE PORT

L’immense majorité des bibliothèques territoriales et des bibliothèques départementales de prêt (BDP) propose des activités culturelles aux enfants. Mais ces actions se répartissent de façon très inégale sur le territoire et selon les tranches d’âge des publics. C’est ce que révèle une enquête du service du livre et de la lecture du ministère de la Culture et de la communication, qui apporte pour la première fois des éléments chiffrés sur l’implication des bibliothèques dans le programme d’éducation artistique et culturelle pour les jeunes lancé en 2013 conjointement par les ministères de l’Education nationale et de la Culture.

Les 0-11 ans constituent le public cible privilégié de 88 % des 192 bibliothèques territoriales ayant répondu au sondage, tandis que les 0-3 ans représentent 49 % de leurs actions d’éducation culturelle et artistique. L’intervention des BDP, en revanche, est plus équilibrée : si le public des collèges concentre 70 % de leurs actions, 61 % des projets s’adressent aux 0-3 ans, et 56,5 % aux 4-11 ans. Les 16 à 18 ans, qui ne représentent que 8 % des actions des bibliothèques territoriales et 13 % de celles des BDP, apparaissent comme les "laissés-pour-compte" des bibliothèques.

Le clivage entre les bibliothèques en milieu urbain et celles en milieu rural reste une réalité. Les premières, installées dans des grandes villes, disposent souvent de moyens financiers et humains, ainsi que de la proximité des autres équipements culturels dont ne bénéficient pas les secondes : dans les villes de plus de 50 000 habitants, 90 % des bibliothèques travaillent avec les services culturels de leur collectivité. Dans les communes de moins de 5 000 habitants, elles ne sont que 26 % à le faire.

Dans tous les cas, dit le rapport, il est important de formaliser les collaborations des bibliothèques avec les autres partenaires culturels par l’un des nombreux dispositifs en vigueur, dont certains sont subventionnés par l’Etat : projet éducatif local, contrat territoire lecture, plan éducatif territorial. Une manière de rendre les bibliothèques incontournables : si plus de la moitié des BDP ont participé à la réflexion sur la réforme des rythmes scolaires, seules 25 % d’entre elles ont participé à sa mise en œuvre.

La dernière partie de l’enquête est constituée de fiches donnant des exemples de bonnes pratiques.

Véronique Heurtematte

(1) www.culturecommunication.gouv.fr/ Politiques-ministerielles/Livre-et-Lecture

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