Des vêtements en troc | Livres Hebdo

La médiathèque Louis-Aragon de Martigues propose une "fringothèque", qui attire des personnes qui ne fréquentaient pas l’établissement. - Photo BIBLIOTHÈQUE LOUIS-ARAGON DE MARTIGUES

Après le troc de revues, de livres et même de graines, le troc de vêtements. Depuis juillet 2017, la médiathèque Louis-Aragon de Martigues propose une "fringothèque". Le principe reste le même: les habitants peuvent déposer gratuitement des vêtements et des chaussures en bon état, qui sont présentés dans un espace dédié non loin de l’entrée de la médiathèque, où chacun peut venir librement prendre ce qui l’intéresse. Pour créer de l’animation autour de ce nouveau service, l’équipe propose une fois par mois un atelier de couture et customisation de vêtements, et, depuis peu, des ateliers de relooking. Le succès a été immédiat. "Des personnes ont apporté des sacs entiers de vêtements, on a été un peu submergé par les dons", se souvient Marie-Christine Blanc, responsable de la communication et de la coordination culturelle des bibliothèques de Martigues.

Attiré par cette initiative originale, un groupe de femmes qui ne fréquentaient pas la bibliothèque s’est présenté spontanément pour s’occuper bénévolement de la fringothèque et s’est complètement investi dans cette activité en triant les vêtements et en animant les ateliers de customisation et de relooking, certaines bénévoles étant d’anciennes vendeuses de boutiques de prêt-à-porter. L’offre attire des personnes en difficulté financière, mais également des habitants sensibilisés au recyclage et à l’économie non marchande. "On voit des personnes dans le besoin, qui se sentent à l’aise ici car la bibliothèque est un lieu moins stigmatisant qu’un centre Emmaüs, confirme Marie-Christine Blanc. Mais cela attire aussi des jeunes mamans qui veulent habiller leur bébé, des ouvriers qui cherchent des pantalons pour travailler sur leurs chantiers."

Les dames qui participent aux ateliers bien-être, organisés par la bibliothèque et destinés à rompre l’isolement des personnes âgées, prolongent volontiers leur visite par une séance "shopping". La vocation culturelle du lieu n’est pas oubliée, et les bénévoles proposent systématiquement aux "clients" de la fringothèque de prendre la carte (gratuite) de la bibliothèque. A partir de la rentrée, la fringothèque, installée pour l’instant avec des meubles de récupération, disposera de son propre mobilier et de deux petites salles de stockage. Véronique Heurtematte

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