Des producteurs en quête du coup de cœur littéraire | Livres Hebdo

Par Cécilia Lacour, le 24.03.2017 à 19h00 Livre Paris 2017

Des producteurs en quête du coup de cœur littéraire

Les Rencontres Scelf de l'audiovisuel - Photo OLIVIER DION

La 9e édition des Rencontres Scelf de l'audiovisuel a permis à 64 sociétés d'édition, représentant 91 marques, de présenter un catalogue de 375 œuvres aux 200 producteurs attendus. 

"Je cherche à être surpris", glisse Gaëtan David, producteur belge de la Compagnie cinématographique (Un sac de billes), lors de la 9e édition des Rencontres de l’Audiovisuel de la Société civile des éditeurs de langue française (Scelf), organisées le 24 mars de 10h à 19h dans l’espace 1000 du Hall 1 de Paris Expo de Livre Paris, en partenariat avec la Sofia, La Culture avec la copie privée et le Centre français d’exploitation du droit de copie (CFC).
 
La manifestation a permis à 64 sociétés d’édition, représentant 91 marques, de présenter un catalogue de près de 375 œuvres potentiellement adaptables, aux 200 producteurs de cinéma et de télévision attendus. 
 
"Beaucoup semer pour récolter"
 
Pour Gaëtan David, cet événement est "unique [car il] permet, en très peu de temps, de faire un tour d’horizon" des œuvres littéraires à adapter. Lors de sa première participation l’année dernière, il n’a retenu aucun projet. Cette fois-ci, il a décroché 14 rendez-vous, sans toutefois chercher quelque chose de précis. "Il faut beaucoup semer pour récolter", assure-t-il dans un sourire entre deux rencontres avec les éditeurs.
 
Mais si Gaëtan David n’a pas de recherche précise, ce n’est pas le cas de Caroline Piras, productrice pour Moon & Deal Films, qui participe aux Rencontres de la Scelf pour la première fois. Elle a pris "beaucoup de rendez-vous", avec une attention particulière sur "les séries noires, les thrillers et la jeunesse". La productrice a déjà un coup de cœur pour un livre pour enfant, dont elle préfère taire le nom, qu’elle a lu et qui lui a donné envie "de le voir en film".
 
Une "évidence visuelle"
 
Le coup de cœur, Eric Porcher, de Kap Film, l’a aussi à la fin de son deuxième rendez-vous, sur les sept qu’il a programmé, pour trouver une "évidence visuelle". Un livre dont il sait qu’il pourrait être une très bonne adaptation.
 
Son évidence, c’est Time Zone de Tristan Pichard, qui sera publié chez Locus Solus le 5 mai 2017. Ce roman jeunesse conte l’histoire de deux collégiens nés le 29 février. Chaque année bissextile, le temps s'arrête pour le monde pendant 24 heures ce jour-là, mais pas pour eux, ce sont des bartholons. Pris en charge par une société secrète, ils doivent empêcher un autre bartholon de commettre un crime parfait durant cette journée suspendue. 
 
"C’est un vrai coup de cœur alors que je n’ai même pas lu le roman! J’ai juste parcouru le pitch et la discussion avec les éditeurs m’a convaincu", sourit ce fidèle de la manifestation, présent depuis sa première édition, en repartant avec les épreuves non-corrigées sous le bras.
 

La double casquette de Stéphane Watelet

Après avoir participé aux Rencontres de la Scelf en tant qu’éditeur pour Télémaque qu’il a fondé en 2004, Stéphane Watelet revient cette année dans la peau de producteur, pour le groupe Vivendi Content, après avoir "épluché le catalogue pendant quatre heures" et programmé huit rendez-vous. Selon lui, sa double casquette présente un avantage : "Je sais qu’un ouvrage qui se vend à 15000 exemplaires peut être un succès alors que les producteurs ne comprennent pas forcément cela".

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